Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 23:19

Où va le monde ? A priori, il tourne, encore et encore et toujours. Il tourne autour de lui-même et il tourne autour du soleil. Et ça, ça n’est pas prêt de s’arrêter…

Où cours-je ? D’un point de vue strictement factuel, vers le Sud-ouest, comme à chaque fois, comme prévu pourrais-je même dire. Et tout le monde de se réjouir : c’est qu’il y a du travail, c’est reparti ! D’un point de vue rigoureusement factuel, je ne cours pas : un TGV posé sous mes pieds et mon auguste postérieur trace à travers la campagne. Il m’emmène vers le Sud-ouest, vers mes clients, mes affaires, mon associé et mon entreprise. Et vers une hypothétique reprise…
Où cours-je ? Manger du kilomètre, voir progresser quelques affaires, c’est bien. Mais, si ce ne devait être que ça, écrirais-je : où cours-je ?

Non, bien sûr. Parce que la vérité est que je ne cours pas au sens propre. Je cours après des cahiers des charges arlésiens, je cours après un calendrier de facturation assassin, tant les règles du jeu sont rigides : les clients paient lentement, le plus tard possible. Dans le même temps, l’URSSAF et l’Etat prélèvent leur quote-part sans faiblir. La crise est peut-être passée – peut-être – mais elle laisse les TPE exsangues. Sans la moindre réserve pour gérer ne serait-ce que quelques décalages de facturation. Sans réserves, l’entreprise coupe partout et d’abord dans sa masse salariale. Elle n’habite plus nulle part, n’a plus de numéro de téléphone fixe, ses consultants habitent à 700 kilomètres l’un de l’autre… Pas de quoi rassurer le client, déjà apeuré par la suppression de la taxe professionnelle, la réforme territoriale et tout le toutim ! Déjà persuadé que tu n’es qu’un voleur mercenaire, qui réclame d’exorbitants honoraires pour copier-coller un rapport précédent. Oui, c’est vrai ce type d’insanités à notre compte, il y a même des élus qui l’expriment publiquement ! Et toi, tu te bats, tu moulines dans le vide, tu espères que quelque chose va changer, que tu vas bientôt pouvoir verser les salaires du mois précédent, que l’activité va reprendre, oui, pour de vrai, que d’autres cahiers des charges vont sortir de terre, que d’autres contrats vont arriver. En fait, entre la belle victoire de décembre et la menace de la cessation de paiement qui arrive (qui n’auras jamais disparu en fait), tu n’auras pas eu beaucoup le temps de souffler, beaucoup le temps d’oublier les soucis, beaucoup le temps de regonfler la boîte à moral… A peine le temps de croire que "c’est reparti", que ça va aller mieux, que le plus dur est derrière toi.. Et bam ! ça revient ! Inexorable, implacable, ingérable. Le seul truc, c’est que maintenant, ça ne t’empêche pas de dormir. Résigné et fataliste, tu acceptes l’idée que si ça doit être la merde, ce sera la merde et que, toi, tu n’auras rien à te reprocher.

C’est comme ça, certains soir, quand le train t’emporte loin de chez toi que tu vois le monde dans lequel tu vis : une impasse, une impossibilité. Et ça déteint sur tout le reste et d’abord sur ton humeur. Puis sur ce blog… Mais franchement, même si tu sais que tu noircis un peu le tableau, que ça peut aussi s’arranger, franchement, même si tu sais que tu en fais trop, tu ne peux pas t’empêcher d’avoir envie de jeter l’éponge. Après tout, se faire chier toute l’année dans le train, gagner un tiers de moins que ce que tu pourrais avoir en étant salarié, trembler matin midi et soir pour des histoires de trésorerie, savoir que pour la deuxième année consécutive tu ne partiras pas en vacances, accumuler plus de kilos de dettes que tu n’as de doigts pour les compter, tout ça pour faire un métier de plus en plus chiant, avec un marché qui, contrairement à ce que l’on peut penser, reste structurellement réduit par rapport à avant la crise et le restera durablement, avec des cahiers des charges qui se ressemblent tous (comme quoi, c’est pas forcément les consultants qui copient-collent…), sont soutenus par des budgets de plus en plus rikiki mais des exigences de plus en plus accrues, avec des payeurs publics de plus en obtus, à mille miles de la parole politique de leurs ministres de tutelle (il paraît que l’Etat est partenaire des petites entreprises, qu’il est à leurs côtés et qu’il se soucie de leur trésorerie…) (tu parles ! mon c.. oui ! Le payeur public lui, il reste convaincu que s’il paye la facture un seul jour avant la fin du délai légal, il vole le contribuable !) (Zut, je sais plus où est le début de ma phrase…), bref, dans ses conditions-là, tu te demandes sérieusement si ça vaut la peine de continuer. Ou bien si tu ne devrais pas progressivement te désengager et trouver un boulot normal, avec un meilleur salaire en fin de mois (et tous les mois !), un boulot où l’URSSAF n’est plus ton problème, où ton bureau est dans la même ville que ta maison et où ta seule préoccupation est de t’occuper de ta belle qui, dans les 15 mois qui viennent, aura plus que jamais besoin d’être entourée et soutenue !

Tiens, j’aimerais bien savoir combien je vaux sur le marché des consultants à Paris… Parce qu’après tout, pourquoi je serais pas bankable moi aussi ?

Tu dois me trouver exagérément sombre et surtout bien inhabituellement centré sur l’argent. Ma belle – qui comprend et partage mes soucis – me disait hier qu’il n’y a pas que ça dans la vie. Bien sûr elle a raison. D’ailleurs, si c’était le cas, je vivrais toujours à Agen, sans elle !
Néanmoins, je te demande de me pardonner si je te gonfle avec ces sujets. Mais, tu sais, quand ça fait des années que tu cours après le vent, que malgré les sacrifices tu n’en vois pas la fin et que ton problème n’est pas tant d’avoir plus d’argent que d’en devoir moins, parfois, et bé, ça a besoin de sortir. Et paf ! Pas de bol : ça tombe sur toi !

Mais tu ne m’en veux pas, hein, lecteur de mon cœur ?


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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 17:35
Hier, j'ai commencé la lecture de "L'An Mil", du grand médiéviste Georges Duby. Je ne te fais pas ici le topo, mais, au contraire, me livre à un petit exercice d'énonciation de représentations - sans doute clichées pour certaines - que je me fais de cette période. Je vais essayer de ne pas trop me la jouer érudit, mais excuse-moi si je me laisse emporter par mon élan.

1. La grande peur : c'est le cliché par excellence à propose de l'an mil, alors même que cette peur de la fin du monde a sans douté été très limitée dans l'espace comme à une couche très minime de l'élite intellectuelle. Pour le tout-venant qui ni savait ni lire ni compter, "mil" ne signifiait rien. Et quand à la menace eschatologique, elle faisait partie des représentations populaires et religieuses depuis la nuit des temps.

2. L'obscurantisme : l'an mil, c'est souvent perçu comme le point le plus sombre du Moyen-Âge, lui-même apprécié comme une longue période latente et obscure entre les brillantes Antiquité et Renaissance. Evidemment, c'est faux. En fait, l'An Mil paraît à ce point marqué par l'obscurantisme parce que c'est la période la moins connue du Moyen-Age. On en possède peu de traces, notamment écrites, car les pouvoirs politiques ont été à cette période de l'histoire plus impliquées dans des luttes armées que dans des productions législatives comme leurs prédécesseurs carolongiens du X° siècle. Pour le reste, la thèse qui voudrait que l'Eglise ait imposé à toute l'Europe la chape de plomb de sa morale et de ses lois et que cela ait plongé la civilisation européenne dans l'obscurantisme est une connerie : au contraire, autor de l'An mil, les seuls qui continuent de défricher la terre pour la rendre cultivable, qui structurent des organisations opérantes en matière administrative, économique, sanitaire, etc, qui copient et préservent les oeuvres de l'esprit, notamment les auteurs antiques, ce sont justement les moines ! Drôles d'obscurantistes n'est-ce pas ces gens sans lesquels les auteurs de la Renaissance n'auraient pas eu accès aux philosophes, aux mathématiciens et aux poètes grecs et romains !

3. L'atomisation des structures politiques : oui, c'est vrai, les pouvoirs centralisés se sont effrondrés dans des querelles de succession sans fin et les prestigieux Carolingiens ont été remplacés par d'autres familles sur tous les trônes occidentaux. Dans ce fracas politique ont émergé des principautés, comtés ou duchés, dans toute l'Europe, peu ou prou autonomes par rapport aux roitelets et bien souvent au moins aussi riches et puissants qu'eux. Les identités nationales n'existent pas à l'ouest du continent : être français, allemand ou anglais ne signifie strictement rien. A l'Est, les groupes nationaux se structurent autour de chefs uniques en même temps qu'ils s'arriment au bloc occidental et se christiannisent, en Pologne, Boheme, Hongrie, Croatie... Dans les principautés, les barons doivent compter avec les petits seigneurs locaux, leurs vassaux certes, mais qui tiennent la terre, contrôlent les routes, dont les domaines fournissent les soldats et les familles les chevaliers et les clercs, c'est-à-dire toute la main d'oeuvre indispensable à l'exercice du pouvoir. C'est la féodalité qui touche à son paroxysme : cartographie en confettis, société constituée d'une multitude indéchiffrable d'interdépendances d'hommes à hommes.

4. Et les femmes ? Figure-toi que la femme de l'An mil n'est sans doute pas cette créature à finalité de défouloir et de reproduction que l'on croit parfois et non, la ceinture de chasteté n'est pas le sex-toy à la mode en l'an mil, pour les nombreuses fois où ces messieurs partent à la guerre ! Dans la haute société, et juqu'au sommet, les femment jouent des rôles importants, dans la tenue des domaines, l'éducation des enfants, la transmission des terres, la structuration des sociétés locales et jusque et y compris l'exercice du pouvoir ! L'empereur germanique de l'An mil, Otto III,  a régné sous la tutelle de sa mère Theophano Zimiskès et de sa grand-mère Adélaïde de Bourgogne !  Bon, on ne va pas se mentir, la condition des femmes en l'an mil, c'est pas quand même le top... Même si, sous l'influence de l'Eglise, certains aspects ont été améliorés : la monogamie a été imposée partout et le mariage un peu régulé : la femme cesse d'être un ventre qu'on jette s'il ne procrée pas, la répudiation devient encadrée, le mariage se sacralise et permet à la femme d'acquérir un rôle en tant que telle dans la cellule familiale. La femme de l'an mil acqquiert ainsi peu à peu un statut qui la distingue de la chose et de l'esclave. On sait peu de choses pour être franc, et ce n'est finalement que 150 ans plus tard que naîtront la poésie et la littérature courtoises !

Voilà, voilà. J'espère que tu as appris deux trois trucs... Tu noteras au passage que ce n'est pas indispensable de savoir ce qui est dit dans cet article pour devenir trader, gendarme, bachelier ou sélectionneur de l'équipe de France de football. Mais ça peut toujours servir dans les salons ! Surtout si tu ambitionnes - comme moi - de passer tes prochaines vacances d'été dans telle propriété pleine de vieilles gens érudites au fin fond de la Creuse ! (par contre, pour emballer de la blonde en te-boî le vendredi soir, c'est pas évident que cet article te soit très utile) (peut-être plus pour la faire partir le lendemain matin sans te laisser son numéro, après que tu aies vu - débourré - à quoi elle ressemble vraiment...)

(ou comment apposer une petite touche décadente à un article jusque-là de haute tenue intellectuelle et morale !)
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 16:20
C'est dimanche, il est 16 heures passées... Il se passe un truc qui ne m'était plus arrivé depuis des années et des années : je suis encore en pyjama ! (oui je sais ce que tu te dis : encore un article passionnant...). C'est un dimanche pépère, bien au chaud à la maison alors qu'il fait si froid dehors... (Note au passage qu'il ferait tout aussi froid dehors si je m'étais habillé) (et oui forcément.)
Pour bien  comprendre, il faudrait que je te raconte ma vie, enfin même notre vie et ça, ça va pas être possible, parce que ça te regarde pas.

Tu veux des nouvelles du roman ? Et bien il n'y en a pas. Désolé de te décevoir, mais il n'a pas avancé d'un iota depuis... pfiou ! Au moins tout ça ! Je bloque, je suis moyennement motivé. J'aimais bien les 16 premières pages, je suis très réservé sur les 9 suivantes. Il faudrait que je le fasse lire à quelqu'un d'objectif pour avoir un avis sur l'intérêt et la qualité de ces 25 pages. Mais en même temps, si c'est pour m'entendre dire que c'est pourri ! Alors que c'est le premier truc que j'arrive à sortir depuis 15 mois ! Brrrrr.....

Hier, j'ai eu un échange téléphonique avec un consultant que je connais bien. Il voulait me proposer de participer avec lui à un très gros chantier, sur 18 mois. Un truc très intéressant, a priori bien payé, mais nécessitant une très grosse disponibilité, ici à Paris. Pas très conciliable avec ma vie nomade et mes allers-retours quasi-hebdomadaires dans le Sud-ouest... C'est ce que je lui ai dit et il en a convenu. Et pourtant, depuis, je regrette. J'aurais dû montrer plus d'enthousiasme, dire que j'allais réfléchir, en parler avec mon associé, etc. Laisser la porte ouverte, parce que, maintenant, je me dis que j'y monterais bien dans ce projet ! Alors oui, je vais en parler à mon associé et puis on verra bien s'il n'est pas trop tard. Après, est-ce que ce sera faisable techniquement en même temps que tout le travail qu'on a déjà en Gironde, dans le Lot et ailleurs ? Ce point reste à voir... Mais quand même... Coordonner tout un projet d'envergure national pendant 18 mois, c'est-à-dire exactement jusqu'à ce qu'arrive le moment  où nous saurons si nous restons à Paris ou si nous repartons et où ! Bref...

Voilà, voilà, ce dimanche avance tout doucement. Une petite musique bluesy la rend encore plus paisible. J'irai bien me foutre au pieu en fait, même si je sais que la conséquence imparable de ce choix serait une impossibilité à m'endormir ce soir avant pas d'heure... Je vais peut-être aller me raser à la place. Oui, en fait tu avais raison : il est pas du tout passionnant ce papier.

Mais c'est tout ce que j'avais en magasin aujourd'hui...
A bientôt !

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 16:55

Le week-end, un peu de soleil hivernal… Je me disais que j’allais passer un chouette week-end tranquille et vous faire un petit papier détendu, débarrassé des scories que le monde charrie à longueur de pages d’actualités. J’allais te parler d’Hypathie d’Alexandrie et tu aurais deviné que nous sommes allés voir Agora hier…

Mais non. Pour Hypathie, tu n'auras qu'à aller voir le film. Ou alors aller sur wikipedia.

Parce que non. Parce que j'ai eu le sang glacé en allant sur FB et en voyant quelques nouveaux groupes qui font "rigoler" des djeuns. Je te cite les titres, ça suffit largement comme description : "haïti, encore une rave party qui a mal tourné" ou "le claquement dse bottes allemandes sur les pavés des champs-élysées" ou, c'est celui qui m'a  vraiment fait réagir : "auschwitz / birkenau ? je sais pas, j'ai pas vu le match"

Je plaisante pas, c'est vraiment les vrais titres de vrais groupes sur le vrai facebook où des jeunes gens et des jeunes filles vont balancer des horreurs, sous le prétexte que c'est du second degré et qu'on a le droit de rire de tout... Et je t'épargne certaines blagues que ces jeunes écrivent sur ces groupes, le mécanisme de la surenchère fonctionnant à plein !

Tu le sais, je ne suis pas particulièrement un défenseur du politiquement correct et de la bien-pensance, mais là quand même, tu le reconnaîtras avec moi, ça va trop loin ! C'est au moins du même niveau que le sketch qui avait valu à Dieudonné d'être mis au ban des médias (souviens-toi : quand il avait joué un rabbin faisant le salut nazi et balançant un grand "sieg heil"). En tout cas, j'ai été choqué et pourtant, en la matière, il en faut beaucoup d'habitude pour me foutre à ce point mal à l'aise !

Voilà, tu ne sauras pas ce que je pense d'Hypathie d'Alexandrie, ni de l'époque dans laquelle elle a vécu et péri, ni du film que nous avons vu hier soir. Et moi, je vais attendre que ce samedi finisse. Pour passer à autre chose...


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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 19:44
Arf !

Pendant quelques jours, j'ai presque cru qu'on pouvait attendre quelque chose du Parti Socialiste. Et comme beaucoup, j'ai été déçu.
Je parle naturellement du débat sur les retraites. Il y avait eu François Hollande ou Manuel Valls, puis surtout Martine Aubry. Une ouverture. La proposition de travailler à un consensus droite-gauche sur les retraites, l'acceptation d'ouvrir la question de l'âge légal de départ, etc.
Puis il y a eu la bronca des prophètes de l'heure prochaine, les Hamon, Fabius, etc. Tous ceux qui pensent électorat et non nation, posture personnelle et non intérêt général. Hélas, ils ont gagné. La tentative du PS de servir - enfin ! - à quelque chose dans ce pays a avorté en quelques jours. Hélas... On aura donc droit à un conflit social et politique, encore un, avec un débat misérable, des noms d'oiseau, des caricatures, des mensonges au 20 heures ou sur le plateau d'Yves Calvi. Hélas, on jouera l'avenir de nos retraites (la mienne y compris) dans un concert de polémiques stériles et de querelles de caniveau.

Quel déni de réalité de la part du PS ! Quelle connerie de la part de gens qui prétendent gouverner la France en 2012 ! Quel mensonge, quel avanie ! Tout ça pour flatter l'électorat de gauche, de plus en plus âgé, de plus en plus proche... de sa retraite justement. De plus en plus de moins en moins prêt à quelque solidarité que ce soit envers les plus jeunes. Non, les jeunes, ce sont ceux qui paieront. Qui paieront tout pour une génération que je qualifie ouvertement d'égoïste. Qui refuse de renoncer à quelque confort que ce soit : refus de consommer moins de médicaments, refus d'avancer vers des modes de vie décarbonnés, refus de travailler un ou deux ans de plus, refus, refus, refus ! J'aimerais bien voir la pyramide des âges des militants de la CGT, de SUD ou de la FSU, juste pour rire !
Enfin... Il va falloir voter, en mars prochain, en 2011, en 2012 surtout ! Et les deuxièmes tours vont être de plus en plus difficile : comment apporter sa voix à ces gens-là ? Comment voter socialiste de nos jours ? Comment ne pas préférer malgré tout Sarko, Brice, Estrosi et toute la bande (et Jean, j'oubliais Junior !) à ces gens hors du monde et hors du temps et hors de toute forme de courage politique ? Entre un centre - où bat mon coeur - à la stratégie incompréhensible, une gauche stérile et décatie, une droite qui propose un modèle de société sans âme et sans justice... De quel côté chercher un peu d'envie ?
Et, comme pour être sûr de perdre la voix des gens comme moi, les socialistes en remettent une couche : les élus de gauche qui dirigent les associations de collectivités locales (Association des Régions, Associations des Départements, etc.) vont déserter la conférence sur les finances publiques. Nouvelle stratégie de courage au PS : la chaise vide ? Après Peillon, les élus locaux PS ? Ils présentent des listes aux Régionales où ils pensent encore que les élections sont une manipulation destinée à accorder plus de temps d'antenne à Nico et ses potes ? Ils en sont capables, les cons, alors même qu'ils sont partis pour faire un carton et prendre toutes les régions ou presque ! Venant du PS, plus rien ne peut m'étonner, même le pire...

Et pourtant, j'y ai cru, j'avais envie d'y croire... Fais chier.
Pourquoi je suis pas Allemand moi ?
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