Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 08:59

Dans une autre vie, Alfred Hitchcock a du être Directeur des concours et examens au Ministère de la Santé. Oui, absolument ! Je te dis ça parce que l'inespéré miracle est peut-être en train de se produire...

Je te la fais simplette : 660 personnes ont été retirées de la liste des impétrants à l'internat, soit qu'ils n'ont pas validé leur dernière année d'étude (les facs devaient valider cette semaine), soit qu'ils ont demandé - et obtenu - de redoubler pour essayer d'avoir un meilleur classement l'année prochaine ! Le résultat, c'est que Bordeaux redevient possible !!!

[cri barbarique et jubilatoire de l'homme heureux]

Alors, ne nous emballons pas : dans cette saga, les rebondissements sont légions, mais quand même, quel pied ! A nous les "chocolatines" que l'on met "dans une poche" ? Estèphe et Emilion, I'm back !!!


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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 16:48

En fait, les statistiques fournies par Over-blog montrent que, le meilleur moyen d'avoir des lecteurs sur un blog, c'est d'écrire des articles. Evidemment, ce n'est pas un scoop !

Ce qui est bien, c'est que, vu mon actualité du moment, c'est plus facile de pondre des papiers : avec cette sage estivalo-automnale à l'issue incertaine, pleine de rebondissements, digne de Dallas, entre Sue Ellen (mais en blonde et en carrément moins chieuse), J.R. (mais en gentil : il est sympa (et franchement compréhensif) mon associé !), la famille et tout le reste, tout ça dans le Texas-et-Garonne ! 

J-11, lis-tu en haut de ce papier. C'est le décompte des jours avant le dénouement, avant que l'on sache OU, oui OU on ira habiter avant la fin du mois d'octobre. OU je devrais reprendre mon bizness, sans doute différemment de maintenant et probablement en solo. La pression monte, le sress monte, les hypothèses s'entrechoquent. La grande loterie tourne à plein régime sur Internet. Un jour Bordelais, le lendemain Bretons. Le matin futur consultant freelance, le soir toujours gérant de TPE... Tu passes de la pluie au soleil, du Nord au Sud, de la France à la Bretagne plus vite que ce qu'il faut à Usain Bolt pour parcourir 200 mètres !

J-11. C'est tellement captivant comme feuilleton, que c'en est limite à oublier qu'il se passe d'autres choses sur la planète. Que demain commence une Coupe du Monde de Rugby que je ne voudrais rater pour rien au monde ! Que la Lybie vient de se libérer (Kadhafi a disparu sans dire au-revoir, ce n'est pas Tripoli) (...) (mouais, je fais ce que je peux !) Que Federer joue comme un dieu (ah non, ça, ce n'est pas un événement...), que si Ségo devait avoir la moindre chance de gagner la primaire socialiste j'irais y voter pour que ça n'arrive pas, que quiconque regarde ce qui se passe en Grèce en tique, que... Oui, difficile parfois de détacher le regard de son nombril quand pèsent d'aussi multiples incertitudes. Et pourtant, c'est encore le meilleur moyen de ne pas rester en circuit fermé, à macérer des questions sans réponse. S'intéresser aux gens, au monde, sortir, partir en week-end, mater les filles dans la rue, boire, manger, soigner sa longévité, voilà ce qu'il faut ! 

J-11. En fait, la situation n'est pas si funeste. Les choses même s'éclaircissent. On devrait dès demain soir avoir une idée assez précise de la suite. En toute probabilité - et j'en suis désolé pour mon ami le "Rennais Mystérieux" - la rou(t)e de l'internat devrait s'arrêter dans le bleu (dans lequel je suis de fait un peu moins) (le bleu) (...) (quoi, je baisse ? comment ça je baisse ?!!). Et ainsi, je commence sérieusement à m'imaginer normand. Haut-normand, même ! Moi, l'amoureux de Rome me voit désormais dans la cité aux six collines. C'est bien en fait, c'est près de la mer, près de Paris, y'a du camembert à tous les coins de rue et tant pis si je passe pour un provocateur en proposant du gnac à la place de leur calva. Voilà. C'est marrant, parce que, Rouen, on y pense depuis facile 8-10 jours. Et pourtant, jusque-là, je l'envisageais surtout comme une hypothèse parmi les autres, un plan B ou C. Mais depuis hier soir, dans ma tête, ça devient clair : oui, ça sera là. Et, malgré les incertitudes professionnelles, ça ne me déplaît pas. Le plus dingue, c'est que, demain, je peux écrire un papier te disant qu'en fait Bordeaux est à nouveau possible ! C'est la règle du jeu, la règle d'or de la Rou(t)e de l'internat, le principe de base des 11 jours qui viennent : l'omnipotence de l'alea. Finalement, J-11, c'est du Marivaux : "Le jeu de l'amour et du hasard". 

Et ben fichtre alors ! Partir de Dallas pour finir sur Marivaux, j'aurais jamais pensé !

A suivre donc !

 

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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 14:12

Roue-fortune-copie-1.jpg

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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 12:04

Voilà, je suis de retour. Je veux dire, de retour à la maison. Et au travail. Bref, les vacances sont finies. Commencées et achevées sous le soleil radieux de la Provence, au milieu des cyprès et des oliviers, jamais très loin d'une piscine... Crénelées par des routes dominicales pour relier chaque endroit et, ainsi, voir la famille, et tant pis pour la grisaille dès qu'on s'éloigne de la Méditerranée. Avec les barbecues, les bouteilles de rosé, les parties de tennis ou de tarot, et même du whisky japonais ! Bref, des vacances. Des vacances calmes et familiales. Des vacances utiles, nécessaires, indispensables ! Une parenthèse heureuse, une parenthèse enchantée.

Enfin presque. Oui, tout était parfait. Sauf mon état d'esprit. Malgré la perfection des instants vécus, il n'y a pas eu un jour où je sois parvenu à décrocher, à ne plus penser à "l'après". Partout, tout le temps, me suivait l'obsédante question de mon devenir professionnel.

Car les choses se sont corsées depuis mon dernier article où, la fatigue aidant, je n'étais pas bien optimiste. Depuis, nous savons que nous ne POURRONS peut-être pas revenir dans le Sud-ouest. Les aléas de la vie sont ceux-là et, chaque jour, le nombre de places d'internes à Bordeaux accessibles pour la Belle se réduit... Quant à Toulouse, c'est déjà complet. C'est un suspens étouffant dont nous nous serions bien passé. A la rigueur, on préférerait savoir que c'est mort et pouvoir enfin et complètement nous tourner vers autre chose ! Mais non, il reste 18 places en l'état actuel des simulations en ligne, ce sera peut-être suffisant. Ou pas.

Et alors, si ce n'est pas le cas, que fait-on ? On a dû s'inventer en urgence une autre vie, un autre projet, un plan B. Nous ne pouvons pas être comme les "non-istes" de 2005, nous, on est obligés d'avoir un plan B ! Et ce plan B, c'est quoi ? Au début, on a cherché Nantes et Rennes. Mais les deux listes d'internat sont déjà complètes ! Alors, où ? Rouen ? Aix ? Poitiers ? Limoges ?

Et puis moi, dans tout ça, je deviens quoi ? Ma boîte, elle est en Lot-et-Garonne ! Si je ne rentre pas dans le Sud-ouest, on ne pourra pas continuer ! Tu vois, j'en suis là, perplexe, perdu, impatient de savoir. 

Et pourtant, incroyablement détendu, zen. Pas une insomnie notable à cause de tout ça. Nada, ke pouik. Un calme étrangement étrange quand, tu t'en souviens, il y a peu, j'enchainais les nuits blanches pour des histoires de trésorerie et de paiements URSSAF ! Aurais-je vieilli ? Deviens-je un vieux sage ?
Je ne pense pas !
Par contre, j'accepte avec beaucoup de philosophie ce qui va arriver, parce que, derrière les événements et quelle que soit la trajectoire que nous emprunterons, je trace ma voie, mon sillage, je suis la seule piste qui demeure essentielle à mes yeux, je reste engagée sur la "via aurea" sur laquelle je chemine depuis maintenant 3 ans et qui est celle sur laquelle nous sommes deux. C'est la seule évidence et c'est la seule certitude. Il n'y a pas une seule hésitation sur ce point : là où elle ira, j'irai. Rien d'autre n'aurait de sens. 
Après, nous sommes intelligents et raisonnables. Le choix du plan B intègre largement les possibilités professionnelles que je pourrais y trouver. C'est vrai que je ne suis pas chaud chaud pour aller dans le Sud-est. Je ne me sens pas capable de bosser avec les élus de là-bas. En plus, je n'y ai aucune référence, aucun contact, aucune notoriété ! Repartir de zéro, quand tu es seul et sans fonds de roulement, c'est kamikaze. Alors, le plan B, il sera de toute façon plus proche de l'atlantique que de la Méditerranée. Aujourd'hui, nous songeons à Rouen. La Normandie, la mer, Paris tout proche... On verra bien si cette idée persiste.

La vérité, c'est que ce mois de vacances a avant tout servi à faire le deuil du retour dans le Sud-ouest. S'il restait une place à Bordeaux, ce serait une merveilleuse surprise et nous serions comblés. Mais le plus probable est ailleurs. Les vacances m'ont servi à traverser un gué symbolique. Désormais, je suis sur l'autre rive, je tourne le dos à l'Aquitaine, à la Gascogne, à mon entreprise aussi. Mon bébé, ma seule oeuvre à ce jour. J'appréhende avec calme les risques et les difficultés qui m'attendent. Mais je suis résolu, confiant, optimiste. Excessivement ? Peut-être, mais c'est sans doute nécessaire pour avancer. Certains diraient "fataliste". D'autres "aventureux". Mais détrompez-vous. Je vais au-devant de l'obstacle non par nécessité mais parce que c'est la seule chose sensée qui soit. Parce que c'est la voie que j'ai choisie. Et tant pis pour les sacrifices. Tant pis pour la fine équipe que nous formons avec mon associé, si celle-ci ne pouvait poursuivre son aventure. Tant pis pour mon bébé, ma seule oeuvre à ce jour. Et, finalement, le plus dur, c'est peut-être de renoncer au soleil et à la chaleur !

Quand Alexandre le Grand a eu conquis toute la Grèce, il ne s'est pas arrêté là. Il n'a pas dit : "c'est mon bébé, c'est ma grande oeuvre à ce jour, je reste là". Non, il a suivi sa voie, la seule qui lui donnait du sens. Il a tourné casaque, il a franchi la mer. Et il a conquis un empire.

Là où nous irons ne sera pas une impasse. Où que ce soit, ce sera mon Alexandrie.

 

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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 23:31

Cher toi, mon lecteur bien aimé, qui a bien du mérite à être encore là,

Il y a un mois au bas mot que je ne t'ai pas écrit. Pourtant, le vie depuis cette date a été tumultueuse. D'une, nous avons passé le cap du concours et nous vivons maintenant l'insouciance des vacances, d'autant plus que les résultats ne sont pas encore là. Princesse est belle et bronzée, elle a passé 8 jours sur la Côte d'Azur. Samedi dernier, là-bas, Charlène n'était pas le seule très belle blonde...!!!

Et puis, j'ai "réunifié" ma vie professionnelle. Je n'ai plus qu'un seul employeur, qu'une seule entreprise, qu'un seul objectif. MON entreprise. Et c'est là que la vie devient difficile. Nous avions débuté l'année plein d'enthousiasme. Nous détenions déjà les deux tiers de notre objectif en carnet de commande, 2011 serait florissante, c'était sûr, nous avions augmenté nos salaires ! Mais voilà. La suite ne s'est pas passé comme prévu. Peu de cahiers des charges et puis, surtout, 4 échecs d'affilée sur appels d'offres, dont au moins deux que nous ne POUVIONS pas perdre ! Entre temps, nous nous sommes endettés.

Aujourd'hui, ça va mal. Jamais nous ne pourrons combler dans les temps la faiblesse du carnet de commandes. C'est la crise, encore et encore et toujours. Comme en 2009, comme en 2010, ça ne s'arrêtera donc jamais !?!!

Alors, ce qu'il reste, c'est le spectre de l'échec. Cela va commencer par une baisse violente de salaires. Puis il faudra lutter, sans enthousiasme (il n'y en a plus), sans conviction (y croyons-nous encore ?). Puis il faudra constater le résultat. Peut-être qu'après les vacances serai-je plus optimiste, plus volontaire, plus fougueux. Pour l'heure, je me sens vidé, faible, à plat mentalement comme je ne l'ai jamais été, sinon peut-être au printemps 1997. A l'époque, à la fin, il y eut un miracle et un merveilleux succès collectif. Qui sait cette année ?
N'empêche, c'est chaud. Je suis fatigué et très découragé. En plus, j'ai la perspective de devoir financer un déménagement en octobre. Je sais aussi que si on s'arrête, je n'aurai pas le moindre revenu, pas le moindre, pas un kopeck d'assedic. Nada, que pouic. C'est comme ça, c'est la vie. C'est ma vie. 

Et je vais te dire, même si, ce soir, plus que jamais de toute cette journée heureuse avec ma Belle, j'ai envie d'y croire et et de la jouer à fond, et bien j'ai la trouille. Comme jamais dans toute ma vie jusqu'ici, j'ai la trouille. 

Mais bon... Je peux aussi réussir ! Aussi, pour l'heure, place aux vacances, au plaisir, à la famille ! A chaque jour suffit sa peine, non ?

 

"La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle." (Antoine de Saint-Exupéry, Terres des Hommes)


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