Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 18:10

Maintenant ça suffit. Y’en a marre. On a assez passé de temps, assez expliqué, démontré, illustré. Vous avez assez reconnu que oui, il faut faire attention à l’environnement, vous vous êtes assez extasiés devant des films, vous vous êtes assez émus devant les catastrophes naturelles en série liées au changement climatique. Maintenant ça suffit, les bons sentiments ne sont plus de mise, il faut passer aux actes. Et là, il ne faut pas vous dégonfler. Je suis en rogne puissance dix. Copenhague sur l’échec duquel je ne vous ai pas beaucoup entendu vous plaindre, la taxe carbone retoquée sous les applaudissements du peuple et de leaders politiques de tous bords, de droite, de gauche et du centre. Y’en a marre. La patience a ses limites. Le passage à l’action a des limites et j’ai vu les limites de votre passage à l’action. Dire que les autres doivent changer quelque chose, ok, tout le monde répond présent. Mais le faire soi-même… Accepter qu’il va falloir changer certains aspects de son mode de vie, en évoluant vers des pratiques moins carbonées, en accepter le coût, alors là, plus personne. Dans les discours, l’avenir des générations futures est essentiel et notre devoir sacré, etc. Mais quand il faut se remettre en question et adopter des changements, plus personne ! Pauvre peuple hypocrite. Et voilà que l’on entend des "c’est la faute aux Ricains ! Aux Chinois ! Aux Indiens !" Pauvre peuple médiocre. Continue à dire que "tu n’as pas le choix : tu dois prendre ta voiture". Et peu importe que tu habites en centre ville ! Continue à voter pour des élus qui délivrent des permis de construire des pavillons à la chaîne, le long des départementales, de plus en plus loin des centres bourgs, "parce que c’est ce que les gens veulent." Et voilà des voitures à la pelle sur ladite départementale. Pauvre peuple grégaire, ployant sous le poids de l’habitude !

Maintenant ça suffit. Ne dis pas que c’est la faute aux autres : toi non plus, tu n’as pas envie de changer ton mode de vie. En rien. Tu penses que, puisque tu tries, tu fais déjà assez. Ne dis plus jamais de mal des Américains, tu n’en as plus le droit, tu es comme eux. Tu es prêt à mettre la planète en coupe réglée, à feu et à sang même s’il le faut, pour préserver ton confort. Ta voiture, ta clim’, pour payer moins cher ta télé, tes fringues, ta console de jeu en les faisant venir de Chine ou de Taiwan ; tu veux pouvoir continuer à bouffer des fraises en hiver et de la viande tous les jours, quand ce n’est pas deux fois par jour !

Insensé ! Pauvre peuple aveugle, tu bois ta dernière fontaine !

Alors, moi, je te le dis. Il va falloir arrêter les conneries. La fiscalité sur les émissions de gaz à effet de serre, elle est nécessaire pour avancer. Alors oui, tu vas la prendre. Et moi je t’annonce que tu vas apprendre grâce à elle. Et tu verras que ce n’est pas si difficile que ça. Alors oui, dans l’urne, en mars prochain comme en 2012, il va falloir oser voter autrement. Et même moi, je ne suis pas bien sûr de ce que je vais faire en mars, pour les régionales… Quand même mon parti est contre la taxe carbone, juste parce que c’est Sarkozy qui la fait ! Il ne vaut pas mieux que le PS sur ce coup-là… Rhaaaaa ! J’enrage quand je les vois défiler dans le journal, à se marrer de la décision du Conseil Constitutionnel ! Pauvres fous arrivistes, prophètes de l’heure prochaine…

 

Y’en a marre. Maintenant y’en a marre. Vraiment, je suis en rogne ce soir.

 

 

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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 07:12
Aujourd'hui, c'est le jour le plus court de l'année. Enfin ici, dans l'hémisphère nord. Forcément, si tu me lis depuis la Nouvelle-Calédonie ou les Iles Malouines, pour toi c'est l'inverse : il fait beau, chaud, jour très tard le soir, vous allez faire de la musique autour de grands feux allumés pour l'occasion avant d'aller flirter dans les buissons (sauf sur l'Ile de Pâques, où il n'y en a plus, des buissons...).

Mais ici, dans le Nord, c'est le jour le plus court de l'année. Et pourtant, comme c'est le début des vacances et seulement quelques jours avant la grande kermesse du bonheur, tout le monde a toujours plein de trucs à faire. C'est crétin. Perso, je n'ai qu'un train à prendre, 800 kilomètres à parcourir, un bouquin à acheter, une réunion dans l'Aveyron et atterrissage à Agen, mais pour moins de 24 heures (c'est pas parce que les jours rallongent à partir de demain que faut s'arrêter et glander !). Après, re-la route et enfin arrivage sur le lieu des festivités. Bref, demain, c'est les vacances, le gloutche à profusion, les bambins tout partout qui font plein de bruit mais qui sont mignons quand même, les ados qui sont grands et mous, qui dorment jusqu'à pas d'heure mais qui sont sympas quand même, les bûches dans la cheminée, les huîtres qu'il faut ouvrir et sa grande gueule qu'il faut fermer pour pas gonfler tout le monde avec Copenhague-que-c'est-un-échec-une-honte-que-c'est-grave-et-la-faute-aux-chinois-à-Obama-aux-Indiens-aux-Brésiliens-et-pour-une-fois-pas-au-Petit-Nicolas.

Bref, Noël approche et c'est bien. L'apanage des grandes familles, c'est que c'est rapidement un joyeux bordel quand tout le monde est là. Et donc, la semaine qui vient sera ponctuée par un immense et folkorique souk ! Finalement, pour l'heure, le reste est secondaire...

Alors, avant de partir pour prendre mon train, je te claque une énorme bise sur la truffe, je te souhaite à toi et à toute ta famille un très joyeux Noël (si tu peux brûler un ou deux pères noël d'ici là, c'est tant mieux) et, plus globalement de très bonnes fêtes !

Et puis, au coeur de la nuit la plus longue de l'année qui s'annonce, sois fort et ne cède pas au désespoir : je reviendrai !

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 11:33

Tiens, il neige ! Incroyable non : il neige en décembre !


Tous les ans, les JT se font le miroir de découvertes impensables, de trucs tellement étonnants qu’ils passent avant l’actualité internationale ou politique et sociale. En septembre, figurez-vous, des millions d’enfants et d’adolescents font leur rentrée scolaire, dingo, non ? Début juillet, c’était l’inimaginable départ de millions de Français en vacances, tous le même jour et donc – personne ne s’y attendait ! – avec plein de bouchons ! Et, encore plus fort, si c’était du cinéma, personne n’y croirait, en juin, y’a le Bac, avec la philo, les révisions, l’angoisse des résultats, etc. Ah, quel choc de voir ces reportages inédits ! Et je te passe la sempiternelle redécouverte des marchés de Noël, du service courrier du Père Noël (gros con !) à Libourne, de la Saint-Valentin le 14 février, autant d’infos cruciales qui changent ma vie et la tienne !


En fait, ça me fait rire. La une du 20h sur les départs en vacances ou la rentrée scolaire, comme si c’était un scoop à chaque fois ! En fait, ça pose la question de la nature même d’un journal télévisé de trente minutes diffusé à heure de très grande écoute : est-ce vraiment un lieu d’info ou, plutôt, le renvoi en miroir vers l’opinion de ce qu’elle vit et ressent ?

En fait, prétendre produire en une demi-heure de l’info détaillée, compréhensible, analysée et intéressante est un leurre : comment éclairer en vérité le jugement des citoyens avec des reportages de moins de 2 minutes et des interviews éclair centrées sur les sujets polémiques et non le fond des politiques ou des phénomènes économiques et sociaux en débat ? Alors oui, la télé nous renvoie notre image, elle nous parle de notre vie, elle nous montre la vie de nos concitoyens et contribue, comme cela, certes à répandre des opinions parfois fausses ou caricaturales ("il y a la queue dans les centres de vaccination" ou "tous les patrons sont des salauds qui pompent le fric sur le dos des travailleurs"), mais surtout à nous montrer la vie les uns des autres : chacun vit sa vie, dans son territoire, avec son métier, ses goûts, ses loisirs, sa culture, etc. Grâce au JT, on voit ce que vivent les autres, tu sais, ces gens qui partagent notre destinée et, même pour la plupart, notre identité nationale ? Finalement, en voyant ce que vivent les autres, on peut mettre sa propre existence en perspective et, plus important encore, peut-être se sentir un peu plus solidaires. Finalement, cet effet miroir du JT joue un rôle important : il contribue, à sa façon, à la cohésion nationale. Et ce même s’il véhicule aussi beaucoup de conneries !


Alors non, il ne faut pas brûler les marronniers. A l’heure des enjeux globaux (cf. Copenhague), il ne faut surtout pas brûler les marronniers, ni ceux en bois des forêts et des bords de départementales, ni même ceux en images des journaux télévisés de 13 ou de 20 heures.

 


 

PS : un peu plus et Harry Roselmack perdait son boulot !

 

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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 19:06
Quand Erik le Rouge, ce fier viking, débarqua au Groenland, il trouva une zone de plaine, verdoyante et propice à l'agriculture. Evidemment, cette description est assez éloignée de ce qu'est le Groenland aujourd'hui ! Pourtant, certains (gros bouffons) en tirent argument pour nier la responsabilité - même partielle - de l'homme dans le réchauffement climatique et pour démontrer que la terre se remettra toute seule comme une grande de tous les déréglements que l'on y observe...
C'est oublier bien sûr que pendant que le Groenland vivait une période parmi les plus douces de son histoire (c'est absolument vrai), l'Europe elle connaissait un climat beaucoup plus froid  que celui d'aujourd'hui ! Que le climat change lentement et localement, c'est un fait, une vérité. Il est même probable que jamais Hannibal n'aurait réussi la traversée des Alpes au XIème siècle !
C'est aussi, au nom de la -légitime- controverse scientifique, jeter le trouble dans les esprits. Donner une échappatoire à une opinion qui doute de ses chefs, qui morfle avec la crise et qui voit dans tout ce que fait le gouvernement un moyen de taxer un peu plus le peuple pour donner aux riches (les salauds !). C'est donner à toute une génération de gens qui ont grandi dans les Trente Glorieuses (et y ont acquis de mauvaises habitudes ?...) un bon prétexte pour tirer sur les ambulances...

Mais il y a plus grave. Depuis Marco Polo, nous savons que presque tout vient de Chine : la poudre et les explosifs, les spaghettis, la boussole, le zéro et maintenant encore les jouets, les chaussures, les leçons d'arrogance et la moitié des commerçants de Paris (oui : de nos jours, même les bistrotiers aveyronnais sont chinois à Paris !). Or la Chine va louvoyer à Copenhague, entraînant dans son sillage plein de pays en développement rapide. On peut espérer que l'Inde et le Brésil sont désormais acquis à la cause d'un accord. Mais il reste du monde ! Or la Chine va faire monter le prix pour accepter de signer. Elle va exiger des droits à polluer gigantesques pour soutenir sa croissance le temps qu'elle adapte ses structures à une économie moins carbonée. Et en plus, elle pourra se targuer avec raison d'avoir déjà engagé de très gros efforts en la matière ! Bref, on va prendre cher à Copenhague, nous autres les Occidentaux, coupables de tous les maux et, incontestablement, de loin les plus gros émetteurs de GES par tête d'habitant...

Copenhague devait permettre d'aller au-delà de ses considérations nationales et nombrilistes. Copenhague devait poser des enjeux globaux. Quand il n'y aura plus de pétrole, la Chine en manquera autant que la Slovaquie ! Quand la mer aura monté de 5 mètres, il y aura des réfugiés climatiques par millions sur TOUS les continents, pas seulement des Tuvaliens, des Maldiviens ou des Bengladis, non ! Aussi des Néerlandais, des Groenlandais, des Martiniquais, des Japonais, et... des dizaines de millions de Chinois ! Copenhague devait rendre possible la mutation des économies et des sociétés en quelques décennies.

Les chefs d'Etat arrivent pour une mission impossible. De l'ambition initiale, formulée à Bali dans la feuille de route et officiellement souscrite par tous, il ne reste plus grand chose. Le clivage Nord-Sud se met en place avec toutes les effrayantes perspectives qu'un esprit pessimiste peut imaginer, qu'un esprit normal devrait intégrer et qu'un esprit optimiste devrait se garder d'éluder ! En huit jours, quelque chose de pourri a pris forme dans le royaume de Danemark. Et la France, malgré sa grande détermination (et contre une bonne partie de son peuple), paraît bien petite face au monde...

A moins que nos chefs, en deux jours, nous jouent un de ces grands moments qui marquent l'histoire et décident de replacer l'humanité au coeur de sa propre destinée.

Alors, espérons en Copenhague. Espérons encore. Espérons encore en Copenhague.
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 17:17
Longue et douce, après-midi d'hiver. J'imagine la foule dans les superconsommalands. Piétinnant. S'énervant. Hésitant. Tâtant, touchant, essayant. Râlant sur le prix. Maudissant Dieu et tous les diables sur ce foutu pouvoir d'achat. Se cognant. Ne s'excusant pas. S'éreintant, s'épuisant. Au nom du grand marché et de la superconsommation. Travailler plus, y compris le dimanche, ça veut dire acheter plus, pour dépenser plus, c'est comme ça. Et ça marche : regardez la foule dans les superconsommalands.

Longue et douce, après-midi d'hiver. Quelques rancoeurs et quelques tristesses au coin du coeur, mais pas de quoi arrêter le mouvement. Il y a des jours où la patience s'épuise et où on n'a plus envie que d'acheter un fusil à pompes pour dézinguer quelques salopards. Après tout, même le type qui a descendu la mère de Bambi n'a jamais été arrêté... Mais ce n'est pas la vraie vie ça, ce ne serait que rajouter à la sauvagerie qui nous menace. Charlon Heston n'est plus, ne soyons pas ses héritiers ! Alors, ça passe. On laisse couler. A chacun son lopin d'existence et les voisins seront bien gardés... C'est un peu triste mais c'est la seule réaction salvatrice face à l'impuissance. Et dire que, selon le poète pilote-de-guerre, "chacun est responsable pour tous, chacun est seul responsable, chacun est seul responsable pour tous" ! Il doit bien pleurer quand il nous voit de là-haut !

Longue et douce, après-midi d'hiver.
Sur lequipe.fr, les résultats sportifs du week-end défilent. Naufrage des clubs français en coupe d'Europe de rugby, belle victoire d'Agen en Pro D2, de quoi conforter sa première place. Le foot, le hand, le ski... L'info dérive toujours vers l'essentiel : les écarts conjugaux du "Tiger", la santé de Johnny - excellente, c'est pour ça que toute la famille se précipite à L.A., quitte à interrompre un tournage de film !

Tiens, y'a les Rita Mitsoukos sur mon deezer... C'est comme ça, lalalalalala ! ça me grince juste pendant la nuit...

Longue et douce, après-midi d'hiver. Le lapin est passé à la casserole, la Belle du seigneur travaille pour ses partiels. Elle ne répond plus aux appels réquisiteurs de la DRASS : depuis le temps, tous les étudiants en médecine de Paris reconnaissent le numéro ! Le pire, c'est qu'ils ne sont pas contre participer aux vaccinations ! Ils veulent juste que ce soit raisonnablement et que ça ne les empêche pas de passer leurs exams (ce qui n'est pas encore garanti...) ! N'oublions pas que ce ne sont jamais que des stagiaires des Hôpitaux de Paris ! Les media confondent allègrement les internes et les externes, ils restituent très mal la vérité. Peut-être la police sonnera-t-elle tout à l'heure, pour venir conduire de force ma toute douce à la vaccination. Dommage : elle ne sera pas là. En plus, elle n'a toujours pas reçu son avis officiel de réquisition : légalement, elle n'y va que si elle veut ! (et ça vaut mieux : sans l'avis, les étudiants qui vaccinent ne sont pas couverts juridiquement...). Quel gâchis, cette opération ! Tout ça pour une grippe ! Sur le sujet, je suis devenu inépuisable ! Et très remonté ! Tiens, avec mon fusil à pompes... Nan ! ... Quand même pas !!! Vais pas tirer sur des femmes, mêmes des ministres !!! (Suis pas comme ça moi) (c'est ma contribution à l'identité nationale : la galanterie)...

Longue et douce, après-midi d'hiver.
Dans huit jours débutent les vacances. Sans déménagement cette fois-ci. Enfin si : celui du bureau ! Mais ce sera réglé en quelques heures ! Pas de quoi vampiriser les congés ! Dans huit jours débutent les vacances, avec les fêtes et la famille, les cadeaux et la bonne bouffe. Et des enfants partout. Ce sera campagne, sous la neige ? Ce sera un bon feu dans la cheminée. Ce sera des balades de fin d'après-midi, quand la nuit approche mais que déjà les jours rallongent, sur les chemins boueux, avec le ciel sûrement gris. Longues et douces, après-midi d'hiver...

Longue et douce, après-midi d'hiver, dimanche soir approchant. Il fait nuit désormais. Peut-on se dire que les soucis ne comptent pas ? Oui, pourquoi pas... Se dire qu'ils vont s'arranger tous seuls et, à la question "comment est-ce possible ?", répondre comme dans Shakespeare in love : "je ne sais pas, ça s'arrange toujours à la fin, c'est un miracle !"

Longue et douce, après-midi d'hiver. Dans le roman, Brax rentre d'un mariage. Vingt ans plus tard, nous découvrons un bonheur familial accompli. Ou presque... Qu'Avril arrive... Si avec ça, je t'ai donné envie de le lire le jour où je l'aurai fini, ce bouquin ! Longue et dure, chacune des heures d'écriture... C'est encore plus difficile que la dernière fois...

Mais au fait, pourquoi écris-tu ? Je laisse Saint-John-Perse te répondre (merci Maman) :


A la question toujours posée : "Pourquoi écrivez-vous ?",
la réponse du poète sera toujours la plus brève : "Pour mieux vivre."

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