Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /Déc /2007 11:51
J'ai un peu frisquet ce matin...

Ah ben oui, c'est l'hiver aujourd'hui ! C'est le jour le plus court de l'année. C'est le jour où le soleil est le plus loin de nous de toute l'année... La lueur dehors est pâle, les arbres sont tous rabougris et tous nus, les oiseaux sont aux Seychelles et le temps de mettre le nez dehors, il fera nuit...

C'est comme ça tous les ans, je découvre pas... Je sais bien que c'est comme ça, que c'est pas grave, que même c'est mieux puisque les jours vont commencer à rallonger, mais j'y peux rien j'ai froid. J'ai beau avoir un pull... Dehors, pas besoin de manteau pour autant, les gens dans la rue, ils ont juste une veste et je comprends : fais doux au thermomètre. C'est l'hiver mais y'aura du monde aux terrasses des cafés jusqu'à la nuit...

P....., pourquoi j'ai froid comme ça ?

C'est quoi, le blues de Noël ? Du vague à l'âme ? Tous les regrets qui remontent d'un coup ? La vie-qui-vaut-plus-la-peine-d'être-vécue ? Le monde qu'est trop cruel et la guerre trop insupportable ? le désespoir de voir dans quel état on met la planète ? L'écoeurement de voir le petit Nicolas se taper un top modèle alors que mon seul compagnon à moi, c'est un mouton en peluche de moins de 10 centimètres de haut ? La déprime ? Ras-le-bol, tiens, j'me casse, adieu monde cruel ?

Ben non. Tout va bien. La tête, le coeur, le corps. Dans la tête, ça reste le bordel, mais un bordel joyeux ! Le coeur, c'est pas carnaval tous les jours, mais bon, la blonde hier au Café Foy... (j'espère qu'elle sera encore là aujourd'hui). Enfin, côté corps, outre l'arrachage de dents vendredi prochain qui imposera pendant quelques jours une symétrie ronditudinale  entre mes joues et mon  auguste bedonance, c'est OK. J'ai même découvert l'objet le plus révolutionnaire de toute l'histoire humaine depuis au moins...  le silex : le Powerplate  (marque déposé et tout ça, probablement...) ! Le powerplate, c'est la machine que tu te poses dessus avec ta bière devant ton match de foot et tu laisses faire et à la fin, tu es musclé comme un chippendale ! Bon j'explique : le principe, c'est que la machine vibre toute seule et, ce faisant, elle oblige les muscles à se contracter et, à la longue, par séances de 5 minutes par jour pas plus, tu refabriques du muscles là où tu n'es plus que gras de canard. Bref, ce qu'il me fallait ! Problème : va d'abord falloir gagner au loto...

Bref, tout ça pour dire que tous les voyants sont au vert, que tout va bien. Mais que j'ai un peu froid ce matin. C'est l'hiver, ce doit être pour ça...

Mais pourquoi ça pèle dans cette baraque ?

- Raoul ?
- Oui ?
- Tu peux fermer la fenêtre s'il te plaît ? Fait un peu froid, non ?
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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 11:55

Elle entre dans le rêve et la nuit s’éclaire. Le corps assoupi réagit : son léger frémissement sous la couette est un tremblement de terre onirique. Le cœur rêvé du dormeur bat à tout rompre. Elle vient d’entrer dans le rêve et la nuit s’emballe.

Elle l’entraîne dans les méandres d’un jardin immense, au milieu des arbres en fleurs, des parterres chamarrés, des bosquets bruissant de peuplements d’oiseaux. Elle l’entraîne, elle marche devant, ses cheveux attachés laissent dégagée sa nuque. Il la suit, le regard rivé sur sa peau claire, le balancement régulier et léger de quelques mèches et l’étole qui couvre ses épaules. C’est une femme élégante, à la beauté discrète, il le sait et c’est pour cela qu’il la suit sans rien savoir de leur destination : parce qu’elle est rassurante, parce qu’elle est sobre d’apparence et que ces gestes sont simples. D’elle ne se dégage aucune impression négative, elle paraît étrangère aux chichis, aux états d’âme, aux questions sans réponse. Elle avance sans hâte et sans à-coups sur le chemin, tout comme elle avance chaque jour sur le chemin apaisé de sa vie. Il la suit, elle ne peut apporter que la paix et le bonheur, c’est sûr.

Aussi, quand leurs mains se frôlent, tandis que les arbres s’espacent et laissent paraître la demeure, elles ne s’éloignent pas, elles se devinent, elles s’interrogent, elles se découvrent. Puis elles s’enlacent.

Ils sont maintenant côte à côté, main dans la main, sur les marches de la grande bâtisse. Un manoir aux formes emmêlées, une construction baroque et flamboyante. Elle sourit et lui saisit à quel point elle lui plaît, à quel point sa beauté transfigure soudainement dans ce sourire, dans la lumière boréale de ses yeux, dans la pâleur soyeuse de sa peau. Elle sourit, elle le regarde et puis elle dit : "Allons-y."

 

 

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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 10:28
Aujourd’hui, c’est jeudi, Raoul te parle du sens de la vie.

Comme dirait l’autre, "on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher."
On ne choisit pas non plus sa langue, son pays, sa religion. Enfin au début. Parce qu’après, tu peux te convertir, apprendre d’autres langues ou t’expatrier. Ainsi, tu peux naître à Auckland dans une famille protestante, parler Anglais et jouer au rugby et finir ta vie comme cuisiner bouddhiste sur un cargo panaméen, avec un passeport ukrainien, volé par un trafiquant yougo lors de l’Oktober Fest à Munich. [NPPT : arrêter les clichés sur les Yougo, ça va finir par m’attirer des ennuis…]

Voilà, ça, ça s’appelle une trajectoire et ce n’est pas écrit à l’avance. 

Au début, tu veux le meilleur. Mais, derrière ce mot "meilleur", tout le monde ne met pas la même chose. Où se trouve la valeur de ta vie ? Dans un diplôme ? Le titre marqué sur ta carte de visite ? Le nombre d’enfants que tu fabriques ? Que tu élèves ? Le nombre de salariés que tu encadres ? Le volume de ton compte en banque ? Le nombre de pays que tu as visités ? De femmes que tu as séduites ? Le nombre de chevaux sous le capot de ta voiture ? Le nombre de voix que tu fais aux élections ? Dans le fait de recevoir une coupe ? Un prix littéraire ? Une médaille ?
Note que rien de tout cela n’est méprisable. Au contraire. La plupart des exemples que je cite ici sont mêmes très honorables et bénéfiques au monde.

Alors ? C’est quoi les bons critères ? Qu’est-ce qui dit le manuel ?

Le manuel, c’est comme le Père Noël : il n’existe pas. C’est pour ça que, de même que tu piétines dans les magasins en décembre, et ben, dans la vie, tu dois te débrouiller pour avancer et tenir debout.
Le manuel, c’est comme le Père Noël : il n’existe pas. Et, comme pour le Père Noël, c’est tant mieux. Il y a des pays qui ont essayé de codifier la vie. Pense au petit livre rouge, ce chef d’œuvre de libération des masses et d’épanouissement des peuples, ou encore au Ruhnama, le livre de vie du grand démocrate Nyazzow, ex-"Chef des Turkmènes", sur lequel son successeur a prêté serment lors de son intronisation à la fonction suprême.
Bref, tout ça pour dire que c’est mieux qu’il n’y ait pas de manuel, pas de vade-mecum sur comment vivre, mener sa vie, pas de guide de procédures pour donner du sens à l’existence et s’épanouir en ce vaste monde.

Alors, le sens de la vie (c’est le sujet du jour, ne l’oublions pas), c’est toi qui le décides. C’est toi, plutôt, qui le construis. Rabelais écrivait : "Fais ce que voudras". Epicure prônait le "Carpe diem", Jésus les Béatitudes, Gandhi la non violence, Voltaire proposait de "cultiver son jardin" [NPTDS : Arrêter d’étaler sa culture].


Ce que je veux dire, c’est que tu deviendras libre le jour où tu feras tes propres choix et que tu resteras libre tant que tu les assumeras. Après, c’est toi et ta conscience, toi et tes émotions, toi et tes croyances, toi et tes fiertés, toi et tes fidélités.

Voilà, c’est jeudi et Raoul n’est pas plus avancé. Mais bon, au moins, maintenant, tu ne crois plus au Père Noël !

 
 
 
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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /Déc /2007 18:04


A mickey y’avait plein d’enfants
Pas venus voir le président
Oui mais voilà, c’est Sarkozy
Et là, de faire le beau, l’avait envie…

Et de nous montrer sa dernière poule
De flagorner devant la foule
Shouf : je sors avec la grande Carla
Une croqueuse pour le P’tit Nicolas

Elle a un beau petit minois
On comprend mieux maintenant pourquoi
Il n’arrive pas à faire la sieste
C’est une chaude, j’l’ai lu dans l’Express

Une ressemblance un rien troublante
Une autre femme qui le hante
N’aimerait-il pas chez sa Carla
Qu’elle soit une plus jeune Cécilia ?

En voyant tout ça, je me gausse
Mais je pense aussi aux gosses
A qui l’on essaiera de faire savoir
Que président, c’est un poste à part

Une incarnation républicaine
Un peu de nous, malgré nous même
Un curseur de bonne santé
De notre unique société

Mais pour autant non, je ne veux
Me livrer à un mix douteux
Quand même juste après Kadhafi
Nous faire l’oublier par Bruni...

Trois points de suspension
Trois points de suspicion

Ah ! Au fait Carla, s’il te saoule

Eh bé…
Tant pis pour toi. Signé : Raoul

 

 

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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 23:30
Aujourd'hui, j'ai passé l'après-midi dans une réunion politique.

Eh oui, je suis allé à l'AG constitutive de mon parti dans le département. C'était très instructif. A bien des égards.

On pourrait croire que, quand on crée un nouveau parti politique sur environ 18% des voix à une présidentielle, avec un leitmotiv national : "on va faire pas comme les autres", c'est qu'on va faire différent. Rassurez-vous, nous sommes comme les autres ! Il y a ceux d'ici et ceux d'ailleurs, les ex et les néo, les bleus et les rouges, les XX et les XY. Il y a aussi quelques très belles femmes (mais ça , ça n'a rien à voir).

A la fin, il y a des instances et un président. Mission accomplie. Des néophyptes en politique et des roublards. On a besoin des deux. Mais aussi des camps. "On a la majorité !" ai-je entendu ce soir dans le fond de la salle.

Il y a trois jours, on  m'a appelé pour figurer sur la liste pour les municipales. J'ai réservé ma réponse. Tout dépend du projet, mais aussi de la tactique : si nous ne  pouvons pas gagner, qui soutiendrons-nous ? Il n'y a que deux choix et le mien est fait depuis longtemps. depuis que je suis arrivé dans cette ville, c'est dire si le maire sortant n'a pas ma voix !


Nous sommes le MODEM.
Nous sommes un jeune parti, pardonnez-nous, nous ferons des erreurs. Les 2/3 d'entre nous n'ont jamais fait de politique, pardonnez-nous, nous serons parfois candides. Mais ce qui est sûr, c'est que toujours nous serons sincères. Parce que nous portons un seul projet, un projet du développement humain et de la croissance durable.

Et ça, c'est le sens de l'histoire...
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