Ce soir, Tonton Raoul reçoit avec grand plaisir le célébrissime Montesquieu, Charles de son prénom, fameux penseur des
Lumières. Et voici ce que le grand homme nous a dit :
Il faut d'abord bien savoir le latin. Ensuite, il faut l'oublier.
Déjà, ça c'est bien : moi, j'ai fait latin jusqu'en Première, puis, l'année du Bac, j'ai jeté l'éponge. Tout le monde m'a dit : "m'enfin ! tout ça pour rien :
tu aurais pu avoir des points au bac !". Moralité, je retire du latin une compréhension de notre langue et non quelques points et j'ai quand même eu ma mention Bien (et toc !). Mais attendez la
suite :
Aujourd'hui, nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les
idées des premières.
J'aime bien, je vis ça en direct depuis quelques temps (genre 18 mois). La suivante est trop belle : Montesquieu avait déjà prévu l'élection du petit Nico, ses vacances
sur le yacht à Bolloré puis celle chez les riches Ricains :
Les politiques grecs ne reconnaissent d'autre force que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne vous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses et de luxe
même.
La dernière pour ce soir est ma préférée, elle revendique la poétique comme solution :
Ce n'est pas l'esprit qui fait les opinions, c'est le coeur.
Merci à vous, cher Montesquieu, cher grand homme, revenez quand vous voulez !
Paroles d'explorateurs