Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 00:09
Pfffffioooooouuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'est méga-chaud d'écrire un roman. Surtout quand c'est pas ton métier ! 
Un roman, ça ne ressemble pas du tout, mais alors pas du tout à une nouvelle ! Rien à voir avec tout ce que j'ai pu faire auparavant ! Un vrai bordel !

J'explique : un roman, c'est une construction différente, la nécessité de déployer beaucoup de personnages (le mien en tout cas, il est comme ça) et il faut que certains d'entre eux soient multi-facettes (sinon, c'est pourri : même dans Friends, ils ont tous plusieurs aspects dans leur personnalité). Le rythme du récit est plus lent mais il faut quand même tenir le lecteur en haleine (sinon ma nièce L., si ça bouge pas à toutes les pages, elle râle ;-) )))). De fait, l'écriture aussi est plus lente. Tout est plus compliqué parce qu'il faut être plus précis. Le roman laisse moins de place à la suggestion, parce que, sinon, le lecteur risque de se paumer. Et si ça arrive, faudra pas venir dire chez Guillaume Durand que t'y peux rien, que c'est parce que tes lecteurs sont blondes ! C'est pas vrai : Billy, il est pas blonde !  (ma mère non plus) (mes soeurs non plus) (ma jolie belle-soeur non plus) (ma grand-mère non plus) (mes tantes ?) (je rigole) (je rigole) (mais qu'est-ce que je rigole !!!!)

Tout ça pour dire, outre une bonne plaisanterie (= j'ai commis une petite blague, pardonnez-m'en), que écrire un roman, c'est chaud. C'est dûr. C'est exigeant et que, si je veux réussir, va vraiment falloir que je trouve du temps.

Aller, tiens. Une idée.

Paraît que y'a une teuf le 1er août du côté des Pays de la Loire. Et si je louais un studio avec terrasse pendant 15 jours sur la côte vendéenne ? J'irai me réjouir avec la cousine, le nouveau cousin et tout le tuttim le jour J et, le reste du temps, j'aurais rien d'autre à faire que : aller à la plage, bouffer des huîtres et écrire ! Elle est pas belle la vie ! (et qui sait, peut-être une naïade en quête d'amour émergera-t-elle des flots à la vue de mon corps d'artiste d'athlète de bon vivant avec son bikini débordant de toute part et des lèvres sirupeuses comme du Pulco quand t'as oublié de mettre l'eau...).
Dans mon métier, on prône l'évaluation (surtout si on nous paye pour la faire...). Dans toute éval' digne de ce nom, il faut s'être fixé des objectifs. Le mien : boucler de foutu p..... de f.....g roman en 2008. De la lecture pour noël de l'année prochaine !!!

En attendant [attention, là, Raoul fait sa pub], tu peux déjà lire plein de trucs que j'ai faits en allant LA.

Comme disait l'autre (ou presque) : "Tant va la plume à l'encre qu'à la fin elle se tord."
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 11:39
Non mais c'est dingue, ça ! Deux jours qu'il flotte ici ! Tu te rends compte, ici chez moi, un pays de soleil et de sécheresse normalement ! Ici où je suis venu parce qu'il fait soi-disant toujours BEAU et CHAUD ! A croire qu'on est en décembre quelque part du côté de Cherbourg !!! Non mais, je ne suis pas d'accord, moi !

Forcément,  tout ça, ça me fait souhaiter un réchauffement climatique  plus rapide, afin de gommer ces dernières stigmates de climat tempéré océanique. Aller, faut être acteur et non spectateur, c'est ce qu'ils ont dit à Grenelle. C'est décidé, je prends ma part du boulot et, dès demain, j'achète un 4x4. Pour l'heure, je laisse toutes les lampes allumées chez moi et je branche tous les appareils. Ah ah ah ! Tu va voir si ça va pas être l'été toute l'année ici !  Une bonne vieille canicule des familles trois mois par an, y'a rien de mieux pour régler la question des retraites ! Ah ah ah ! Ils peuvent causer à Kyoto ou à Bali, elle va fondre la banquise, elle va monter la mer, je le te dis, moi ! Plus besoin de me taper deux heures de route pour la voir, moi, la mer. C'est elle qui va venir jusqu'ici !!! En plus, comme ça, on sera débarrassé des Bordelais !!! On va pas pleurer !!! [NPPT : faire le plein de Saint-Estèphe avant la montée des eaux].

Et voilà, ça y est, je sais, je sais comment je vais devenir riche ! Je vais acheter des terres sur le versant des coteaux. Aujourd'hui, ça vaut peanuts. Dans 50 ans... Ce sera le nouveau littoral aquitain ! Les promoteurs se les arracheront à n'importe quel prix ! Je serai le roi du pétrole !!! [NPPT : bien équiper ma maison en clim' : ce serait bête d'être emporté par une canicule avant que le niveau de la mer n'arrive jusqu'ici...].
J'ai déjà les noms des futurs villes côtières : Agen Haven, Condom-sur-Mer, Nérac Beach ! Marmande les Dauphins ! Duras Island ! Villeneuve-les-Flots !
Ah ce sera le pied ! On se croira en Californie ! Des naïades en bikini arpenteront en toute saison le Boulevard de la Rép', on plantera des palmiers à la place des marroniers et Arnold Schwarzenegger devriendra président du Conseil général !!!

Et moi, je serai riche. Vieux mais
riche. Gras mais riche. Suffisant mais riche. Obscène mais riche. Coupable mais riche. Et très vite, riche mais mort.

Euh... Bon... En fait... Vais p't'être éteindre mes lampes, moi...
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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 17:32
Ranger le vrac de sa tête, c'est comme vouloir ranger sa cave ou le grenier. Y'en a partout, tellement tu as tout empilé là en te disant : "m'en occuperai plus tard." Oui mais voilà, plus tard, ça peut toujours être remis au lendemain et bref, tous les cartons sont là et, à dire vrai, tu ne sais plus très bien combien il y en a, ce qu'il y a dedans, etc. Bref, c'est plus le vrac, c'est le bordel !

Alors, tu prends tes petits bras musclés et tu décides de t'y mettre. Mais là, ça empire : chaque fois que tu soulèves quelque chose, tu redécouvres plein d'autres trucs que tu avais oubliés et qui étaient cachés derrière. Pour un carton enfin trié et rangé, c'est quatre ou cinq de plus qui surgissent d'un recoin oublié ! Et ça ne s'arrête pas là ! Non, ouvrir une boîte, c'est plonger dans un abîme sans fond : chaque carton est une boîte de Pandore. Pour t'y retrouver dans ce merdier, pas d'autre choix : il faut tout étaler sur le sol. D'où : les quelques mètres carrés que tu avais âprement reconquis en triomphant des premières boîtes sont repris instantanément par l'ennemi !

Bref, je suis pas au bout de mes peines avec ma tête en vrac...

Aller tiens, je rangerai un autre jour...
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 22:55
Ben... euh... non... rien...
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 23:42
Depuis hier, c'est simple, les cons se sont donnés rendez-vous devant Raoul. Je dis bien "devant", surtout lorsque je conduis. Et vas-y que je dépasse pas le 30 à l'heure desfois qu'il y aurait un tracteur à 30 bornes devant. Et vas-y que y'a vraiment un tracbouze et vas-y que Micheline, elle a 107 ans et elle a jamais passé la troisième... Pffff. Et vas-y que l'autre gros con, il a un gros 4x4, un gros compte en banque, un gros ego et sans doute même (pense-t-il) un gros pen..

Pfff... Et vas-y que j'en ai rien à foutre que tu sois prioritaire, que je sois un gros blaireau avec plein de poils à l'intérieur du coeur, qui me chatouillent et me font être super débile ! Grrr. "Mort aux cons, mon général !" Le député Vallon avait raison.


Aujourd'hui, aux States, au pays de l'arme libre, pour la n-ième fois, un jeune a shooté plusieurs personnes dans un lieu public, juste parce qu'il avait... perdu son job. Où en sommes-nous, nous lapauvre humanité quand la nation la plus riche d'entre nous produit à la pelle de tels désespérés ? De tels vaincus de l'existence ? De tels hommes vidés de leur humanité ?

Hier, une image vous a forcément frappé : Ingrid Betencourt, muette sur sa pauvre chaise en bois toute pourrie. Ingrid silencieuse qui hurle au secours. Vous avez sûrement vu Mélanie et Lorenzo, ses enfants, parler à la télé, avec courage et dignité. Mélanie est usée, ça se voit, cinq ans qu'elle est porte-parole, elle n'a que 22 ans ! Les FARC lui ont pris plus que sa mère : ils lui ont volé sa jeunesse. Regardez Lorenzo, pétri d'amour et d'un courage qu'il lutte chaque jour pour ne pas perdre, il est fragile Lorenzo, il avait 14 ans au moment du rapt, il lui a manqué une mère pour se construire dans ses années étranges de l'adolescence. Regardez les femmes de cette famille, Yolanda la mère,  Astrid la soeur, Mélanie la fille. A elles trois, elles sont un modèle de la femme qui sauve le monde entier. Parce que chacune, juste par amour pour une fille, une soeur, une mère, a déjà sauvé le monde entier. Elles nous ont appris le courage, la dignité, la persévérance, l'émotion. Grâce à elles, au JT de Poivre, on a entendu des mots aussi doux que "Maman", que  "aidez-nous". Ce n'était pas des mots du bout du monde, mais les mots d'une femme française, notre soeur en la France, Mélanie. Notre petite soeur en la France... A son âge, aurions-nous su affronter une telle adversité ? Je le dis sans modestie, la réponse pour ma part est non.

Notre président a eu raison d'envoyer ses messages, un aux FARC, l'autre à Ingrid, via la radio. Il a raison de ne pas accepter sans garanties les propositions du président colombien de participer aux négociations. Si je croisais Urribe, je lui serrerais la main. Mais aussitôt après, je recompterais mes doigts...

Vous voyez, ce qui m'anime aujourd'hui se passe à l'autre bout du monde, dans une jungle hostile à l'homme, autour du sort d'une femme que j'admire. J'espère la libération d'Ingrid. J'espère son retour parmi les siens. J'espère sa venue en France. Je voudrais la croiser, la saluer, l'embrasser comme une soeur et lui dire : "Madame, nous sommes tous un peu colombiens grâce à vous. Madame, ce que vous devez à vos enfants - votre liberté - nous le leur devons aussi : ils nous ont libérés de toute peur... Ils nous ont donné un modèle d'amour et de courage que nous pourrons transmettre à nos propres successeurs. Rapha, ma chérie, un jour je te dirai qui c'est Mélanie Delloye. J'aurai la larme à l'oeil et après je t'offrirai une gauffre. Et jamais tu n'oublieras qu'une toute jeune fille a osé interpeler les tous puissants de ce monde pour l'amour de sa mère, pour l'amour de son pays, pour l'amour de la liberté. Mélanie et démocratie sont deux termes qui riment, ce n'est pas un hasard. Il y a peut-être là un combat qui vaut la peine d'être mené... Pfffiouuu ! Un de plus !

Nous sommes des combattants de l'Homme et pour lui, nous oeuvrons dans quatre directions : le développement humain, la paix, la planète et la démocratie. Le développement passe par l'éducation, la santé, l'emploi et le logement. La paix passe par beaucoup de clairvoyance, de modestie, d'amour et par quelques grands hommes / grandes femmes. La planète appelle des sacrifices et la ratification urgente du protocole de Kyoto par les USA et la Chine, avant que tous nous ne ratifions ce qui sortira des discussions de Bali. La démocratie... Donnez-nous une Mélanie, un Gandhi, un Luther King et on y arrivera !


N'écoute jamais que ton coeur, ma chérie : le reste est ruine de l'âme.

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