Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 11:49

"Nous avons un projet de société du développement humain et de la croissance durable. J'insiste beaucoup, je reprends l'expression si souvent abordée pendant ce congrès : non seulement nous acceptons, mais nous revendiquons l'idée de durabilité.

 

Durable, la protection du patrimoine, du patrimoine climatique, du patrimoine biologique, dont nous avons la charge, au nom des générations qui viennent.
Durable, la question de la dette.
Durable, la question des retraites."

(François Bayrou, Congrès fondateur du Mouvement Démocrate, 2 décembre 2007)


PS : pour ceux qui veulent, une tit' vidéo dans la vidéothèque...

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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 16:51
C'est dimanche et je suis au Café Foy. En ce début d'après-midi, la salle est encore peu remplie. La ville d'ailleurs est calme. Elle s'éveillera plus tard, vers 17 heures...

Je suis au Café Foy et je regarde la statue du poète sur la place, là, juste en face de moi. Un des grands hommes d'ici, avec un nom de fleur. La place porte son nom et le collège sur la place aussi.

Le sculpteur a voulu montrer un Jasmin (c'est son nom) en pleine déclamation, la main dressée comme pour indiquer la direction. La poésie n'est pas faite pour être écrite, tout comme les bateaux ne sont pas construits pour rester dans les ports. La poésie est faite pour être lue. Les livres sont écrits pour être lus, les pièces de théâtre pour être jouées. Les toiles sont peintes pour être exposées dans des musées ou des galeries et les statues sont sculptées pour orner les places des villes et des villages.

Jasmin est à sa place ici, sur cette place qui porte son nom, en face de ce collège qui porte son nom, en face de moi, moi qui trouve dans le fait "d'écrire pour être lu" un formidable moyen de réalisation.

Le plus drôle, c'est que je n'ai encore rien lu de Jasmin !



PS : Vivement le 1er janvier qu'on puisse respirer dans les cafés !
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /Déc /2007 23:03
"Tu m’as laissé la terre entière
Mais la terre entière sans toi c’est petit"

Ces paroles sont de Gilbert Bécaud, dans "Et maintenant"
 
Depuis aujourd’hui, je sais ce qu’elles veulent dire.

Ce matin, il pleuvait chez moi et j’ai décidé d’aller voir la mer. Sur la côte, à la météo, ils prévoyaient plus de soleil… J’ai roulé avec des CD à fond dans la voiture, j’ai traversé la super-soporifique forêt des Landes (faut pas leur en vouloir de voter Emmanuelli, vu là où ils habitent, ça pourrait être pire) et je suis arrivé à la mer.
Les stations balnéaires, le 1er décembre, c’est Glauquissime-les-Bains !

Je suis quand même allé marcher sur la plage. Je n’ai gêné personne… Pas de parties de beach volley, pas de groupes d’ados se reluquant l’air de rien en emplissant l’air avec de la musique techno, pas d’étalages de crème « en tout bien tout honneur » « oui, mais un peu plus bas quand même, je suis sensible des hanches.. », pas de château éphémère que la marée emportera, pas de vendeurs de friandises, pas de Club Mickey, pas de seins nus, pas de « ça fait dix fois que je tourne autour de toi, quand est-ce que tu m’inviteras ce soir au Perroquet Mauve ? » Rien de tout ça. Du sable mouillé par la pluie et l’océan furieux. Avec le gros temps, la mer fait le gros dos. Des vagues grisâtres s’écrasent en écume jaunâtre sur la grève. Le bruit est étourdissant. La mer gronde, la nature gronde, c’est l’hiver, elle se bat pour survivre.
 
 

Je suis dans un endroit déserté par les hommes. Ils reviendront aux beaux jours, avec leurs grosses voitures et leurs sacs de golf… Avec leurs chaussures bateau et leurs serre-têtes, leurs enfants Jacadi et leur Figaro qu’ils ont fait suivre dans leur villégiature. Je ne suis pas inquiet pour Hossegor.

Je suis inquiet pour moi.

J’avais envie de voir la mer parce que j’avais envie, une fois en passant, d’être confronté à un horizon infini… C’est raté. L’océan est un mur. Un morceau du mur dans lequel je me sens de plus en plus enfermé. Ma ville est une ville trop petite pour moi, d’autant plus que j’y suis seul… Cette région est trop petite et elle manque d’ambition pour que je m’y sente vibrant. Ici, on soigne les états d’âme de vieux élus, de vieux agriculteurs, de vieux rugbymen. On laisse aux Bordelais, aux Toulousains et aux Basques l’apanage de l’ambition, du dynamisme et de l’audace.


Seul.

Une vérité qui devient pesante le week-end. Surtout quand la semaine a été riche de rencontres et d’échanges, comme celle qui s’achève. J’ai rencontré les nouvelles recrues de mon ex-employeur. Trois jeunes filles qui savent qui je suis et dont je ne sais rien. J’ai eu le temps d’en côtoyer une. Elle m’a un peu chauffé et je l’ai laissée faire. Une petite blonde aux yeux lagon, à la peau claire et douce, aux membres (trop) fins. Une toute jeune fille en fait.

J’ai noué un fil nouveau cette semaine. Un fil sans suite bien sûr. C’est tellement vide ici que je tombe amoureux tous les deux jours en ce moment. Et quand ce n’est pas en vrai, les rêves prennent le relais. C’est dire si c’est vide…

En fin de journée, je suis allé à Bordeaux. Là j’ai respiré un air connu, je me suis mêlé à une foule qui m’a fait du bien. Je suis allé à la Fnac, un repère coutumier… Ma ville est trop petite pour moi, je commence à le ressentir. Et pourtant, je m’y sens bien.

Mais elle serait tellement plus grande si j’ y étais deux !

 
 
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 18:48
Vous connaissez Murphy ? Vous savez, l'auteur des célèbres lois qui portent son nom ? Les Lois de Murphy, le principe de base de l'emmerderie générale ! C'est un principe qui dit que quand une galère peut advenir, toutes choses étant égales par ailleurs, elle arrive.
La plus célèbre application est le théorème universel de la tartine beurrée (qui tombe toujours sur le côté beurré), ou encore le Second théorème d'Archimède, qui veut que tout corps plongé dans l'eau fasse sonner le téléphone. Nos amis des grandes villes connaissent la version underground du principe qui fait que, quand tu attends le métro, il en passe trois ou quatre dans l'autre sens. Etc. Etc. Etc.

Bref, il y a maintenant la version agenaise : le jour de l'année - le seul jour de toute l'année - où tu achètes Le Petit Bleu (feuille de chou locale, un vrai régal journalistique, tu t'en doutes bien), et bien tu le trouves le soir-même dans ta boîte aux lettres, offert par la Mairie ...


Et là, tu te dis, c'est le jour. THE jour J, the one, celui où tout peut arriver, y compris les 5 bons numéros à Euromillion et pourquoi pas même les 2 étoiles !!! 

Alors, à moi les 15 millions ?

THE day : celui où une super bombasse va se casser un ongle juste devant ma porte palière et sonner pour trouver dans mes petits bras musclés un réconfort bien mérité.

THE day :  celui où la super bombasse se révèlera être Cendrillon...  Ou Leïa sans les tartelettes... Ou Kelly Reilly... Ou...

THE day : celui où je vais trouver un galion enfoui dans le fond de ma baignoire avec plein de joyaux dans un coffre caché dans la soute.

THE day : celui où  je vais finir de ranger le vrac dans ma tête (euh... là... pas sûr quand même...)

THE day :  appelez-moi Barakaman.
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 18:09
Raoul entre dans la boulangerie. Le vendeur (c’est un vendeur aujourd’hui) est dans l’arrière-boutique.

Raoul : Bonjour !
La voix du boulanger : J’arrive !

Il a l’air sacrément enrhumé le boulanger.

La voix : Que désirez-vous ?

Raoul : Un Paris-beurre s’il vous plaît !

Le boulanger arrive derrière le comptoir. Horreur ! C’est Dark Vador ! (tin tin tin tintintin tintintin)

Dark Vador : L’empereur t’attend depuis longtemps, jeune Raoul.

Raoul : Meuh ! Euh… Non ! Vous faites erreur !

Dark Vador : Lis dans ton intuition, jeune jeudi : tu verras que c’est ton destin.

Raoul : Euh… Vous devez confondre…

Dark Vador : Ne m’oblige pas à te tuer ! Je n’en aurais aucun mal : inachevée est ta formation !

Raoul : Euh… Quand même un DESS j'ai eu…

Dark Vador sort son sabre laser et se dirige vers Raoul. Celui-ci attrape une baguette laser et se prépare au combat ultime du bien contre le mal.
La joute s’engage, Raoul esquive comme il peut les assauts du grand méchant Vador.

Dark Vador : Raoul, je suis ton père.

Raoul : Weuh ! L’autr’ eh ! Porte nawak !

Dark Vador : Ecoute ce que te dis ton cœur : je suis ton père ! Son, do you have the force ?

Raoul : Mais… euh… moi, je voulais juste acheter un Paris-beurre !

Dark Vador repart à l’attaque, avec son sabre laser. Raoul attrape un lot de droïdes-croissants qu’il jette à son adversaire pour le distraire.
Zzzzzzyaaaaveunsssse… fait le sabre du grand pas beau contre les malheureuses pâtisseries.

Dark Vador : Tu vas mourir ! Puisque tel est ton destin !

Raoul : Euh… Grand Dark… Pouce !

Soudain, une voix de femme surgit de l’arrière-boutique.

La voix : Papa, ça suffit !

La jeune femme entre dans la pièce avec des tartelettes autour des oreilles. Oh ! C’est Leïa !

Leïa : Papa, tu m’avais promis !

Dark Vador : Je sais ma chérie, mais…

Leïa : Papa ! Je ne veux plus rien entendre ! Luke s’est pris dans le corps 130 000 volts de l’empereur pour te sauver, je pense que tu pourrais faire un effort ! Raoul n’a rien à voir avec le schmilblick, la force et tout ça : c’est juste un beau, bon et généreux garçon. Il est vif, intelligent, cultivé, prévenant, drôle, attentionné, fin, visionnaire, modeste [oui, ça c’est vrai !] et bref, je suis amoureuse de lui et je vais l’épouser !!!

Dark Vador : Meuh… Leïa… Tu es sérieuse ?

Alors, la lame du sabre laser de Vador se change en barbe à papa et le grand tout noir s’assied par terre. Il ôte son masque : Dark devient Light, Vador redevient Anakin. Il est vieux maintenant, Ana, plus de quoi faire triper Natalie Portman ! Mais Leïa, elle, n’a pas changé [eh oui : la rubrique, elle s’appelle « au pays de candy », c’est pas pour rien !] et en plus, elle est folle du charme suédois de Raoul et de son corps d’athlète bodybuildé (je t’ai vu rire ! fais gaffe : je note les noms !). Elle se jette sur lui et ils roulent dans les baguettes au seigle et les millefeuilles qui s’écrasent comme des merdes sur le sol (bien fait pour eux, na !).

Billy, va te coucher : la suite n'est pas pour toi !

Leïa est rouge et elle embrasse raoul à pleine bouche. Genre, il aurait détruit 3 étoiles noires qu'il en aurait moins que ça. Elle est folle de lui, elle l’aime, elle veut l’épouser, lui faire des enfants, lui apporter chaque jour son journal et lui mitonner des petits plats pendant qu'il regarde le foot à la télé, voilà ce qu’elle lui dit à Roaul, Leïa et forcément, lui, il dit : « bon ben d’ac ! »
Ensuite, je peux pas raconter (eh non, forcément, Billy il a continué à lire !) (un résumé sera diffusé samedi soir sur canal+…) (oups !)

Enfin, voilà, quoi : j’ai hâte de retourner à la boulangerie, moi !
 
 
 
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