Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 22:00
Une petite brève lue aujourd'hui et qui fait bien rigoler...

Une note interne de l'Assemblée Nationale a annoncé aux parlementaires et fonctionnaires de cette noble institution que, désormais, un système de blocage empêchera toute connexion depuis l'Assemblée sur des sites pornographiques. Jusque-là, rien de bien amusant, juste une petite victoire de plus de la  pudibonderie. Car, au fond, ils sont majeurs les députés, ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent de leurs soirées !

Là où ça devient amusant, c'est que les tribunaux commencent à être saisis de dossiers sur ce thème. Par exemple, un salarié peut-il être licencié parce qu'il regarde des sites X depuis son bureau (dans les entreprises où l'usage modéré du Net à des fins personnels est toléré) ? La société française se pose des questions biens essentielles ! Heureusement, ça change des fast-food halal, des militantes NPS voilées et tous ces autres sujets, anecdotiques, mais dont l'intelligentsia fait des montagnes et se complaît en joutesneuro-masturbatoires. Au moins, là, on parle de ces messieurs de pouvoir et de sites coquins ! C'est plus sympa... Et moins dangeureux à traiter face aux autoproclamés "penseurs libres" !

Là où ça continue d'être marrant, c'est que, de source interne aux services de l'Assemblée, il semblerait que cette mesure ne soit prise par hasard : paraît-il qu'il y avait des "flux importants" vers ces sites. Au moins maintenant, on sait ce qu'ils font au lieu d'être dans l'hémicycle !!! (Je me moque, bien sûr, c'est connu, ils vont aussi en commissions, bien sûr) (mais pas que apparemment...)

Enfin, ils pourront toujours se connecter depuis leur blackberry ou leur iphone...

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 21:49
La sagesse populaire nous enseigne que les voyages forment la jeunesse. Je ne suis pas sûr qu'ils pensent ça en ce moment du côté de Ribérac...

Comme quoi, la sagesse populaire...

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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 19:47
Il paraît que je dois vous écrire un papier futile, sans intérêt vraiment, juste pour dire que je suis tout content. Il paraît que je ne fais plus que des papiers sérieux, et plus de ces brèves inutiles que je semais avant ! Il paraît que je dois vous dire que je suis heureux que la France ait mis sa branlée à l'Irlande au rugby, que je suis tout content avec mon nouveau joujou iphonique ou encore je ne sais quelle déblatération.
Du futile, paraît-il ! Du futile, a-t-elle dit, elle ma muse !

Comme si mon esprit si supérieurement raffiné pouvait composer ne serait-ce qu'une bribe de pensée futile ! Comme s'il m'arrivait jamais d'écrire pour ne rien dire ! De raconter des trucs sans intérêt ! Enfin, mais pour qui me prend-on ? Moi un si pur esthète des lettres et des mots, moi un homme si cultivé, descendre aussi bas ! Frayer avec la cyber-populace ! Et pourquoi pas accepter de passer dans La Ferme tant qu'on y est ! Vous me voyez vraiment en Michael Vendetta de la blogosphère ? (au fait, quelqu'un peut-il me dire QUI c'est en vrai, Michael Vendetta ?)

Bref, tout ça pour vous dire que, tout à mon plaisir d'avoir vu la France mettre sa branlée aux Irlandais et pressé de retourner jouer avec mon nouveau joujou (d'autant plus que c'est l'heure de l'apéro bientôt...), et bien non : je ne l'écrirai pas ce papier "futile" !

Et toc !

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 18:54
Non non, rassure-toi, cet article n'a aucune visée philosophique (ja laisse ça aux lycéens en phase terminale) et il ne parle pas non plus de l'an 1000, de l'an 1001, 1002 ou même 1003 !
Je ne vais pas t'ennuyer ici avec le réchauffement climatique, l'URSSAF ou le roi Louis VI le Gros, mort d'un accident de la route en plein Paris en 1137. Non, rassure-toi : je veux juste tailler un costard de plus à la société du tout-consommation.

En fait, ma question découle directement d'une expérience personnelle. Mon opérateur de téléphonie mobile, chez qui je suis sans discontinuer depuis que je possède un téléphone portable (c'est-à-dire depuis l'époque de Louis VI le Gros à peu près), bref cet opérateur dont je tairais le nom de 3 lettres, cet opérateur qui détient également ma ligne ADSL et mon accès à la télévision à la maison, bref cet opérateur qui jouit d'une fidélité sans faille de ma part à tel point que je devrais avoir mon poster affiché dans chacune de ces boutiques dans toute la France, cet opérateur dis-je, a un singulière façon de récompenser la fidélité...

Je m'explique. J'ai vu sur son site internet une promo pour avoir un Blackberry à 1 euro, avec un forfait sublimissime même pas trop cher. Bref, entrer dans l'ère du 3G avec un appareil qui fait tout, sauf le café. Je simule l'achat de cette promo en or et, comme je suis déjà abonné et que je veux pas une seconde ligne mais changer mon abonnement actuel, je rentre mes identifiants et arrive sur une nouvelle page où l'on m'explique que, vu que j'ai le nombre de points fidélité requis pour changer d'appareil très peu cher, je peux avoir ledit Blackberry pour seulement... 439 € ! Je recommance l'opération avec un IPhone. Idem : tu passes de 9 € si tu n'es pas déjà client à 199 si tu es fidèle parmi les fidèles...
En gros : ceux qui sont chez Orange ou Bouygues depuis toujours peuvent avoir chez mon opérateur que je ne nomme pas le top su smartphone pour rien tandis que les clients fidèles depuis plus de 10 ans doivent débourser des centaines d'euros... Alors, demandai-je en ouvrant ce papier : la fidélité paie-t-elle ?
Dans un monde parfait, il ne devrait même pas y avoir de doute. Dans une société ayant conservé un peu de décence morale et désireuse de promouvoir des valeurs positives, il ne devrait pas y avoir de doute. Seulement voilà, nous ne vivons pas dans ce monde-là, mais dans celui de l'hyper-consommation, où les firmes sont prêtes à toutes les prostitutions commerciales pour choper de nouveaux clients en les piquant aux voisins. Mon exemple porte sur SFR (ah si, je l'ai nommé !) mais je suis certain que les deux autres ne valent pas mieux... Alors oui, en France aujourd'hui, à l'heure  où un Eric Besson est ministre de la République, l'infidélité commerciale est mieux récompensée que la fidélité.

C'est tout ce que j'avais à dire pour ce soir. Mais faudra pas qu'ils s'étonnent si un jour je me casse aux Iles Fidji !
(nan mais...)
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 23:19

Où va le monde ? A priori, il tourne, encore et encore et toujours. Il tourne autour de lui-même et il tourne autour du soleil. Et ça, ça n’est pas prêt de s’arrêter…

Où cours-je ? D’un point de vue strictement factuel, vers le Sud-ouest, comme à chaque fois, comme prévu pourrais-je même dire. Et tout le monde de se réjouir : c’est qu’il y a du travail, c’est reparti ! D’un point de vue rigoureusement factuel, je ne cours pas : un TGV posé sous mes pieds et mon auguste postérieur trace à travers la campagne. Il m’emmène vers le Sud-ouest, vers mes clients, mes affaires, mon associé et mon entreprise. Et vers une hypothétique reprise…
Où cours-je ? Manger du kilomètre, voir progresser quelques affaires, c’est bien. Mais, si ce ne devait être que ça, écrirais-je : où cours-je ?

Non, bien sûr. Parce que la vérité est que je ne cours pas au sens propre. Je cours après des cahiers des charges arlésiens, je cours après un calendrier de facturation assassin, tant les règles du jeu sont rigides : les clients paient lentement, le plus tard possible. Dans le même temps, l’URSSAF et l’Etat prélèvent leur quote-part sans faiblir. La crise est peut-être passée – peut-être – mais elle laisse les TPE exsangues. Sans la moindre réserve pour gérer ne serait-ce que quelques décalages de facturation. Sans réserves, l’entreprise coupe partout et d’abord dans sa masse salariale. Elle n’habite plus nulle part, n’a plus de numéro de téléphone fixe, ses consultants habitent à 700 kilomètres l’un de l’autre… Pas de quoi rassurer le client, déjà apeuré par la suppression de la taxe professionnelle, la réforme territoriale et tout le toutim ! Déjà persuadé que tu n’es qu’un voleur mercenaire, qui réclame d’exorbitants honoraires pour copier-coller un rapport précédent. Oui, c’est vrai ce type d’insanités à notre compte, il y a même des élus qui l’expriment publiquement ! Et toi, tu te bats, tu moulines dans le vide, tu espères que quelque chose va changer, que tu vas bientôt pouvoir verser les salaires du mois précédent, que l’activité va reprendre, oui, pour de vrai, que d’autres cahiers des charges vont sortir de terre, que d’autres contrats vont arriver. En fait, entre la belle victoire de décembre et la menace de la cessation de paiement qui arrive (qui n’auras jamais disparu en fait), tu n’auras pas eu beaucoup le temps de souffler, beaucoup le temps d’oublier les soucis, beaucoup le temps de regonfler la boîte à moral… A peine le temps de croire que "c’est reparti", que ça va aller mieux, que le plus dur est derrière toi.. Et bam ! ça revient ! Inexorable, implacable, ingérable. Le seul truc, c’est que maintenant, ça ne t’empêche pas de dormir. Résigné et fataliste, tu acceptes l’idée que si ça doit être la merde, ce sera la merde et que, toi, tu n’auras rien à te reprocher.

C’est comme ça, certains soir, quand le train t’emporte loin de chez toi que tu vois le monde dans lequel tu vis : une impasse, une impossibilité. Et ça déteint sur tout le reste et d’abord sur ton humeur. Puis sur ce blog… Mais franchement, même si tu sais que tu noircis un peu le tableau, que ça peut aussi s’arranger, franchement, même si tu sais que tu en fais trop, tu ne peux pas t’empêcher d’avoir envie de jeter l’éponge. Après tout, se faire chier toute l’année dans le train, gagner un tiers de moins que ce que tu pourrais avoir en étant salarié, trembler matin midi et soir pour des histoires de trésorerie, savoir que pour la deuxième année consécutive tu ne partiras pas en vacances, accumuler plus de kilos de dettes que tu n’as de doigts pour les compter, tout ça pour faire un métier de plus en plus chiant, avec un marché qui, contrairement à ce que l’on peut penser, reste structurellement réduit par rapport à avant la crise et le restera durablement, avec des cahiers des charges qui se ressemblent tous (comme quoi, c’est pas forcément les consultants qui copient-collent…), sont soutenus par des budgets de plus en plus rikiki mais des exigences de plus en plus accrues, avec des payeurs publics de plus en obtus, à mille miles de la parole politique de leurs ministres de tutelle (il paraît que l’Etat est partenaire des petites entreprises, qu’il est à leurs côtés et qu’il se soucie de leur trésorerie…) (tu parles ! mon c.. oui ! Le payeur public lui, il reste convaincu que s’il paye la facture un seul jour avant la fin du délai légal, il vole le contribuable !) (Zut, je sais plus où est le début de ma phrase…), bref, dans ses conditions-là, tu te demandes sérieusement si ça vaut la peine de continuer. Ou bien si tu ne devrais pas progressivement te désengager et trouver un boulot normal, avec un meilleur salaire en fin de mois (et tous les mois !), un boulot où l’URSSAF n’est plus ton problème, où ton bureau est dans la même ville que ta maison et où ta seule préoccupation est de t’occuper de ta belle qui, dans les 15 mois qui viennent, aura plus que jamais besoin d’être entourée et soutenue !

Tiens, j’aimerais bien savoir combien je vaux sur le marché des consultants à Paris… Parce qu’après tout, pourquoi je serais pas bankable moi aussi ?

Tu dois me trouver exagérément sombre et surtout bien inhabituellement centré sur l’argent. Ma belle – qui comprend et partage mes soucis – me disait hier qu’il n’y a pas que ça dans la vie. Bien sûr elle a raison. D’ailleurs, si c’était le cas, je vivrais toujours à Agen, sans elle !
Néanmoins, je te demande de me pardonner si je te gonfle avec ces sujets. Mais, tu sais, quand ça fait des années que tu cours après le vent, que malgré les sacrifices tu n’en vois pas la fin et que ton problème n’est pas tant d’avoir plus d’argent que d’en devoir moins, parfois, et bé, ça a besoin de sortir. Et paf ! Pas de bol : ça tombe sur toi !

Mais tu ne m’en veux pas, hein, lecteur de mon cœur ?


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