Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 16:34

Une vraie emmerderie...

Je te la fais courte : j'ai une clé USB sur laquelle je déplace quelques fichiers importants que je suis suceptible d'utiliser n'importe où, d'où leur implantation sur la clé. En effet, tu le sais peut-être (ouais, ben faudrait suivre un peu !), j'ai deux employeurs (dont un est moi), donc deux bureaux (dont un est ma chambre) et trois ordinateurs (un par bureau plus un perso). Bref, à mec nomade clé USB, c'est la première vérité de ce début de XXIème siècle.

Mais voilà, à mon bureau où je suis pas le chef, j'ai un vieux PC. "Promis juré, t'en auras un nouveau très vite !" m'avait-on vendu quand je suis arrivé. "Promis juré, t'en auras un nouveau quand tu rentreras de vacances !"

Oui, sauf que non.

Et hier matin, quand je mets ma clé pour récupérer des fichiers que j'ai pondus la veille dans le train, pschittt ! Encore mieux qu'une affaire de la Mairie de Paris de la grande époque ! 151 fichiers escamotés dans l'instant !

{grosse colère de Raoul, je te laisse imaginer}

En trifouillant, en cliquant par ci par là, j'arrive à voir qu'il y a malgré tout 54 Mo utilisés sur cette clé soi-disant "vide". Et enfin, je fais apparaître 151 fichiers .CHK, c'est-à-dire des "fragments de fichiers". J'ai passé la matinée sur ces fragments. Dans 20 000 ans, les archéonautes lecteurs de ce blog penseront que je suis une sorte d'égyptologue... J'ai récupéré 98 fichiers. Bien non ?

Sauf que non.

Ces 98 là, je les ai déjà tous stockés sur mon PC (celui du bureau de la maison). Ceux qui n'étaient nulle part ailleurs, je n'y suis pas arrivé, ils sont trop endommagés...

Ce qui est grave, c'est qu'il y avait des trucs importants du boulot qu'il va falloir refaire. Finalement, ce sera surtout une perte de temps.

Ce qui me fout en l'air et me déprime, au point de suffire à rouvrir la boîte à pensées gris foncé, c'est qu'il y avait aussi le nouveau roman que j'ai commencé il y a peu, sans te le dire pour te faire une surprise... Ma dernière sauvegarde date de vendredi dernier. Tout ce que j'ai fait le week-end dernier (deux jours pleins d'écriture !) {effroi} est perdu. Facile 15 pages... Je suis écoeuré, dégouté, je ne suis même pas sûr que j'arriverai à les refaire sans me dire en permanence que non, ce n'était pas ça, non, là c'est forcément moins bien, etc. Je ne suis même pas sûr que j'ai vraiment envie de les refaire ! P..... ! Deux ans que j'attendais d'arriver à m'y remettre et VLAN ! une saloperie de PC qui nique ma saloperie de clé USB et hop ! PSCHITTT !!!

Alors oui, tu le devines, je suis de mauvaise humeur, je râle, je tire la tronche et je n'arrive pas à me concentrer.

 

Arf... Vivement ce soir qu'on se couche...

 

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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 12:09

Dans sa grande générosité et son infinie bonté, Tonton Raoul a décidé que, aujourd'hui, dans ce papier, il ne te parlerait ni de son (ses) boulot(s), ni d'argent, ni de ce qu'il fera avec les 15 millions du superloto qu'il va (probablement pas) gagner ce soir, ni de football, ni de Roger Federer, ni du syndrome de la page blanche (pour cause, elle ne l'est plus tout à fait, blanche, la page), ni d'écologie (et pourtant ce ne serait pas du luxe vu comment la terre tourne carré en ce moment !), ni du Petit Nicolas, ni des Carolingiens, ni...

Bon, bien, d'accord... Et donc ? Tu nous parles de quoi aujourd'hui ? (j'adore te faire parler à ta place)

Et bien, vois-tu... Comme c'est encore l'été, les vacances pour beaucoup, les barbec', les nuits en te-boî, les filles levées pour la nuit que tu sais même pas comment elles s'appellent en leur laissant un faux numéro de téléphone au petit matin avant de te casser de chez elles, les petits pastis à l'ombre du grand tilleul, les baptêmes de saut à l'élastique, les préparatifs pour le voyage in love en Turquie,  il faut un sujet léger. Et donc je te parle de vent.

Le vent est un déplacement d'air situé dans l'atmosphère, issu de la confrontation de masses d'air de températures différentes et des échanges d'énergie que ces confrontations produisent. Ces mouvements peuvent être légers (bise du soir, doux véhicule de nos mots d'amour), violents (tempête, cyclones...) ou marseillais (mistral).
Pourtant, plus qu'un objet météorologique, le vent est devenu au fil des siècles un sujet de poésie (Léo Ferré par exemple), de chansons enfantines ("vent frais, vent du matin, vent qui soufle au sommet des grands pins..."), de disputes entre écolos et défenseurs de la nature (éoliennes) ou encore de préservation de sa dignité (c'est toujours mieux de dire qu'on a pris un vent, plutôt qu'un bide, un refus, un rateau, ou plus encore une gifle quand on a tenté d'embrasser la fille qu'on raccompagnait) (ce qui présente l'avantage de ne pas avoir à lui refiler un faux numéro de téléphone au matin...).
Bref, le vent fait partie de notre vocabulaire et de notre imagerie et, finalement, de notre vie de tous les jours.

Evidemment, quand il tue, détruit des maisons, inonde des communes entières, casse des fils électriques, il devient moins sympathique et, tout de suite, un sujet moins léger. (mais comme j'ai dit que je parlerai pas d'écologie...).

Alors, le vent, il souffle, c'est sa principale caractéristique. Si tu cherches bien, il y a très peu de verbes qui peuvent suivre l'expression "le vent" en ayant du sens. Bien sûr, il y a ceux qui indiquent l'intensité ("le vent se déchaine"), l'évolution de cette intensité ("le vent se lève", "le vent se calme") et puis c'est tout ! Finalement, que peut-on dire du vent ? D'abord, qu'on ne le voit pas, on l'entend parfois (dans les grands pins de la chanson par exemple), on le sent. A la météo, ils le représentent par des flèches, le plus souvent bleues car, dans nos contrées, les vents sont souvent marins (le Mistral faisant ici exception, mais bon, je veux pas dire du mal des Marseillais).

Ce qui m'étonne le plus, c'est que j'ai réussi à en tirer un papier, de ce sujet ! Calé le Raoul, non ?

Aller, bon vent !

 

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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 12:24

Comme je me fais bien chier, je t’écris un poème
Un sonnet pour tout dire, flâner et m’étourdir
Sur ce jour épineux épandre un peu de crème
Et loin des turpitudes, tel un cabri bondir

O Tourmalet géant, que tes lacets me manquent !
Et vous plages biarrotes, où est votre doux sable ?
Que ne trouve-t-on plus sur mon dépôt en banque ?
O mon Sud ! Etre loin devient insupportable !

Je veux, c’est assez simple, être riche dans l’instant
Décrocher le jackpot me rendrait bien content
Voyez, c’est peu de choses, et retourner au Sud

Pourtant je le sais bien, il faut quelques saisons
Avant que n’aboutissent mes rêves de gascons…
Dure réalité, tu me frappes comme un scud !

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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 12:44

Ce week-end est un très bon week-end pour les fans de sport-on-TV comme ton serviteur : les finales de la coupe de monde de foutcheballe, le Tour de France qui arrive dans la montagne, la coupe Davis de tennis... Et voilà que, alors que tout semblait promis à l'Espagne, après les victoires de Nadal à Roland et Wimbledon, les prévisions de Paul le Poulpe pour la finale de ce soir et la présomption que personne ne peut battre Contador dans la montagne, et bé, patatra, c'est la France qui gagne !

Les tennismen français, qui ont pilé les Espagnols, prouvant que, même pour des praticiens d'un sport hautement individualiste, "l'amour du maillot", ça a un sens !
Les cyclistes Chavanel et Pineau qui ont mené l'étape du Tour hier, avec un second succès en quelques jours et la prise du prestigieux maillot jaune pour l'un et le maillot à pois pour l'autre.

Mais ils sont où les Espagnols ?

Ah ! Franchement, ça fait du bien ! Enfin de quoi se changer les idées, après le pitoyable mondial des Bleus, la médiocrité des règlements de compte et faux-semblants qui se succèdent depuis de toutes parts, le lobbying même pas discret orchestré par les joueurs de 98 avec le soutien hyperactif de TF1 pour prendre le pouvoir sur l'Equipe de France, et puis, parce qu'il n'y a pas que le sport dans la vie, le déchainement politico-médiatique autour de l'affaire Bettencourt, devenu incompréhensible et surtout support de toutes les saloperies possibles, les attaques basses, les joutes même pas panachéennes ! "Bouh, vilain Mediapart !" "Bouh, tous pourris les politiques !", "Bouh, vendu Woerth !", "Bouh, assoiffé de sang, Montebourg !", "Bouh ! .."

Oh ça va maintenant !!! Y'a pas mieux à faire, dans ce pays, face à la crise, à la grande anxiété du corps social face à l'avenir et tout ça ?

Enfin, ça pourrait être pire : on aurait pu se battre pour faire libérer une grande dame et s'apercevoir qu'elle... et bé... qu'elle ne l'est pas, cette grande dame... Au vomissoir des espérances déçues, l'année 2010 aura d'ores et déjà montré sa grande richesse. Et il reste plus de 5 mois... Fais ch... ...

Enfin, heureusement que, dans l'entourage, la jeunesse de France accumule les succès personnels et apporte depuis un petit mois son lot de bonnes nouvelles et de vraies joies à partager.
Heureusement que les vacances commencent dans quelques jours, tellement attendues !
Heureusement que l'été est là, ardent et brûlant, se jouant de nos corps avec malice, offrant à qui veut bien s'arrêter le soir un moment sous la tonnelle la fraîcheur d'un Pastis ou d'un verre de rosé... Et puis entendre la nature s'apaiser peu à peu tandis que s'impose la nuit, brillante, douce, paisible, écrin immatériel où déposer nos armes pour s'adonner au rêve, au réconfort et à l'amour...

Bon été 2010 à tous !


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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 16:51

Tu as peut-être entendu parler des déboires professionnels de cette jeune femme condamnée par le conseil de discipline du Conseil régional d'Aquitaine - son employeur - à deux ans de suspension pour avoir raconté dans un livre écrit sous le pseudo de Zoé Shepard la vie quotidienne des fonctionnaires dans une grande collectivité, en pointant notamment le fait qu'on y glandait pas grand chose. Pour être précis, sache que la collectivité n'était pas citée (l'action se plaçait dans une soi disante ville francilienne) pas plus que les agents n'étaient désignés sous leur vrai nom. Seules les anecdotes étaient réelles. Il se trouve que certains collègues de l'auteure ont reconnu les scènettes puis se sont eux-mêmes reconnus et ont saisi leur hiérarchie. Demasquée, la jeune femme vient d'être lourdement sanctionnée. Voilà pour les faits.

Il se trouve que je connais plusieurs agents de la Région Aquitaine, que je suis allé plusieurs fois dans leurs bureaux et que je ne pense pas une seconde que ce sont des glandeurs, loin de là. Aussi, si je prends aujourd'hui la défense de Zoé Shepard, ce n'est pas sur le contenu du livre : je n'ai aucun élément qui me permette de juger de la vie interne de cette institution. Mon propos porte sur le principe même de la sanction. Je m'inquiète qu'on puisse en France être pénalisée pour un livre qui ne nomme pas, qui n'attaque pas, qui ne permet pas aux quidams que nous sommes d'identifier la collectivité et les agents mis en scène. C'est une forme de censure inouïe dans un pays aussi fier de ses libertés ! Je suis d'autant plus troublé par cette affaire que, pour qu'ils se soient reconnus, les agents, c'est bien que certains faits dépeints sont vrais... Dans ce cas, en quoi le livre est-il blâmable : au nom du politiquement correct (les fonctionnaires ne peuvent pas être critiqués), toute vérité ne serait pas bonne à dire ?
En tant que contribuable aquitain, j'espère que le President Rousset ne se satisfera pas de cette sanction, nécessaire sans doute pour apaiser les agents de la Région mais bien injuste et très douteuse du point de vue des libertés. J'espère que le Président saura poser en interne les bonnes questions, mener avec son DGS et sa DRH les analyses requises pour remettre de l'ordre si cela s'avérait en fin de compte nécessaire. Je l'ai dit : s'ils se sont reconnus sans être nommés et sans que ne soit nommé leur conseil régional, c'est bien qu'il y a du vrai !
Alors oui, bien que ne partageant pas l'avis selon lequel nos fonctionnaires sont tous des fainéants et des planqués, je ne peux que marquer ma solidarité avec Zoé Shepard, au nom de la liberté d'expression. Expression d'autant plus acceptable dans le cas présent que les noms et les lieux ont été camouflés... Et si la sanction est confirmée, je n'aurai qu'un conseil à donner à la jeune auteure : écrire encore, mais un VRAI roman cette fois !!!


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