Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 15:14

Balou-copie-1.jpgTu as peut-être entendu aux infos que mon ami Balou, immigré slovène dans les Pyrénées, a déserté ses alpages (des "alpages" dans les Pyrénées, j'adore !) pour venir se promener près de Narbonne. Une envie d'aller voir la mer, comme cela m'arrive souvent à moi-m'aime ? Non point ! Il est en manque ! Il cherche une meuf !!! Et oui : quand il sort d'hibernation, au printemps, l'ours a le popol qui le taraude... Les experts disent : "entre mai et juin, l'ours est en rut", ça fait mieux et ça évite que leur blog soit bloqué par les systèmes de contrôle parental et censuré par l'Iran et par le Vatican...

Mais revenons à nos moutons (tu noteras l'audace de l'évocation de ce quadrupède laineux dans un article consacré à l'ours !). Balou donc, l'ours au long cours, cherche une femelle et pense la trouver du côté de Narbonne, ce qui est flatteur pour les jeunes Languedociennes mais pas super rassurant pour tout le monde.

Alors moi, Bayard-chevalier-blanc-des-temps-modernes, je dis qu'il faut trouver une solution pour sauver nos Narbonnaises des ardeurs (bestiales) de Balou. Et je lance un appel : trouvons une cochonne pour Balou !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 11:35

Valentine DoriaRegarde bien cette jeune femme inconnue qui marche dans une rue de Paris, par un froid jeudi de l'Ascension, non loin de Saint-Germain-des-Prés et du Pont des Arts... Elle pourrait s'appeller Valentine Doria, elle est peut-être le personnage principal de ma prochaine histoire, un roman ou une nouvelle, nous verrons bien.

Mais, plus qu'un nom, la question demeure : qui est Valentine Doria ? Qui est cette jeune femme qui déambule dans Paris ? A quelle époque vit-elle ? D'où vient-elle ? Quel est son métier ? A-t-elle un amant ? S'apprête-t-elle à rencontrer un homme avec qui elle pourrait vivre une belle histoire d'amour ? Que cherche-t-elle ? Quels sont ses rêves et ses projets ? A-t-elle une ambition pour le monde et pour son temps ? Est-elle artiste, violonniste, peintre ou danseuse ? Quel événement de sa vie justifie-t-il que je lui consacre une histoire ?

Qui est donc Valentine Doria ? D'où lui vient ce patronyme génois ? Est-elle née dans une famille riche ou pauvre ? En France ou ailleurs ? A-t-elle connu son père ? Ses souvenirs remontent-ils assez loin pour qu'elle se rappelle cette nuit d'orage (où était-ce déjà ?) où le sort s'était abattu sur les siens ? Que s'était-il passé ce soir-là ? Le sais-tu ? As-tu une idée ? Peux-tu m'aider à détricoter cette pelote de mystères qu'est encore pour moi aujourd'hui la vie de Valentine Doria ?

Regarde bien cette jeune femme en apparence anodine, photographiée avant-hier dans une rue de Paris... Tout ce que nous savons est qu'elle s'appelle Valentine Doria et que je veux en faire ma prochaine héroïne. Pour le reste, la page est blanche, vierge, dépourvue de toute direction de tout sens, de tout but. Pourquoi Valentine Doria quitterait-elle cet anonymat présent qui la protège de nos regards et de nos jugements, de mes humeurs et de mes influences aussi ? Pourquoi entrerait-elle dans la sphère du roman ? Pourquoi glisserait-elle dans cet univers où plus rien n'est vrai et où elle perdra sa liberté ? Sait-elle que, quand elle aura franchi le cap, elle ne décidera plus de rien, que je tiendrais seul les fils de son destin ? Que va-t-il lui arriver pour que le roman commence ? Peux-tu me le dire ? As-tu une idée ?

Que va-t-il se passer dans la vie de Valentine Doria ? Où cela va-t-il se passer ? Là, tout de suite, au coin de la rue ? Sur le boulevard Saint-Germain qu'elle s'apprête à rejoindre ? Ailleurs, un autre jour ? Ce jour-là ou un autre, passé, lointain même peut-être ? Quand elle se promène ce jeudi triste de mai, Valentine est-elle au début ou à la fin du roman ? L'histoire a-t-elle déjà commencé ? Est-elle même close ? Elle marche et elle se souvient ? Une rencontre fortuite, là au coin de la rue, à la station Vélib, va enclencher un mécanisme de souvenir ? Pourquoi ? Quels souvenirs ? Y'a-t-il un homme dans cette histoire ? Quelle est la couleur de ce récit ? Est-il noir et inquiétant ? Trouble, flouté, insécurisant ? Luminueux, chaud, ocre, enveloppant, jusqu'à devenir pesant ? Pourquoi Valentine Doria ne se méfie-t-elle pas plus de cet homme qui la photographie dans la rue ? Peut-elle seulement encore m'échapper ?

Dis-moi, qui est Valentine Doria ? Quelle est son histoire ?


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 20:04

On connaissait déjà les "conducteurs du dimanche", ces Français moyens qui sortent leur Peugeot 505 le dimanche pour l'aérer et qui, comme c'est dimanche, conduisent lentement par principe, sur des routes qu'ils ne connaissent pas et donc, ils ne dépassent pas le 12 km/h...

Et bien moi, dont le dernier papier date du 1er mai, jour de la Fête du Travail (qui est tellement bon pour la santé que, pour le fêter, on n'y va pas...), je suis en train d'inventer le "blogueur des jours fériés". Mon blog rank d'ailleurs ressemble étrangement au compteur de vitesse des conducteurs dominicaux précités...

Pour moi, c'est tout bénef : 11 papiers par an, ni plus ni moins. Pour toi, c'est tout confort : tu lis ton Tonton préféré tranquillou bilou chez toi, un jour où tu n'as rien de spécial à faire : pas de boulot ce jour-là, pas courses vu que les magasins sont fermés (enfin... dans le monde merveilleux du Petit Nicolas, en fait, les jours fériés le sont de moins en moins dans les commerces) (et donc pour leurs salariés...) (enfin moi j'dis ça, j'dis rien !).

Mais un blogueur des jours fériés, c'est aussi bon pour la croissance économique du Pays : comme tu n'as rien à lire les jours d'école ou de bureau, tu n'as rien de mieux à faire que bosser ! C'est qui qui augmente la productivité de l'économie française ? C'EST RAOUL !!!

Ah ! Te dis-tu alors, vivement le 24 mai ! Et oui, c'est le lundi de Pentecôte, le prochain jour férié ! Ahahah !!!

Oui mais non...

Moi je bosse ce jour-là... J'ai pas férié, c'est pour payer les conséquences de la prochaine canicule. Je préfèrerais payer pour qu'on limite le changement climatique et donc les canicules, mais paraît que les Français veulent pas. Quelle belle époque ! Quel beau pays ! Nous préférons payer pour gérer les conséquences que de payer pour limiter les causes !

Enfin... On en reparlera la prochaine fois... le 14 juillet !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 09:50

Quand j'avais 20 ans, le Paris-Saint-Germain était une très grande équipe de football. En France alors, l'OM et PSG rivalisaient pour le titre et, si Marseille gagnait en général le championnat, weah.gif Paris brillait. L'équipe du PSG des années 90 avait vraiment de la gueule, avec des joueurs de classe internationale comme Georges Weah, Valdo, Ricardo, Rai, Le Guen, Ginola, sans oublier, dans les buts, le spectaculaire Bernard Lama. A cette époque, PSG a joué six ans de suite une demie-finale de coupe d'Europe ! Aucun autre club français n'a fait ça. Mieux : sur ces 6 campagnes, deux se sont conclues  en  fin ale dont une victorieuse. PSG est avec Marseille la seule équipe française à avoir inscrit son nom au palmarès d'une coupe d'Europe, même si, pour Paris, ce ne fut pas la plus prestigieuse.

Cette équipe avait de la gueule. Elle faisait partie des 10 meilleures d'Europe de cette époque. Ginola donnait le tournis aux latéraux adverses, Weah faisait régner la terreur dans les surfaces, Le Guen claquait des buts décisifs de 35 mètres (ce que l'on appelait des "patates de Paimpol") et Antoine Kambouaré, l'actuel entraîneur du club devint "Casque d'or" grâce à un but décisif en coupe d'Europe. Cette équipe avait de la gueule, elle faisait rêver, on pouvait en être fier.


Les temps ont changé, tu l'as constaté. Ce soir, PSG joue sa saison sur une finale de Coupe de France. Bravo à eux s'ils la gagnent. Malheureusement, ça n'occultera qu'un court instant la triste saga dont le club est le centre depuis tant d'années : contre-performances sportives, éclats intempestifs de joueurs (de Loko à Rothen, souviens-toi), et puis surtout violence, violence, violence. Cop de Boulogne contre Cop d'Auteuil, rivalité malsaine sur fond de racisme, de traque au re-beu et, en face, de chasse au facho. Triste spectacle que le quartier du Parc des Princes les soirs de match. Des habitants obligés de retirer leur voiture, des commerçants qui ferment en milieu d'après-midi, des milliers de policiers à chaque fois ! Triste spectacle que l'histoire de ce club qui, sur les dernières années, a connu plusieurs morts dans les bagarres d'après-match, jusque et y par la balle de légitime défense d'un policier...


Je n'ai jamais cessé, depuis l'époque de mes 20 ans d'espérer en ce club. L'amateur de football que je suis a toujours eu envie de retrouver un grand PSG, capable de tenir tête aux grosses cylindrées de notre championnat, Marseille, Lyon et Bordeaux notamment, capable de retrouver un certain éclat sur la scène européenne. Hélas, cela n'est jamais advenu, en dépit de quelques succès éphémères... On peut planter trois buts à Marseille au Vélodrome et se vautrer la semaine suivante contre le dix-huitième du classement à domicile... Et puis, surtout, rien n'a jamais su endiguer la violence. Et, comme beaucoup, j'eus honte, un soir de finale, en lisant le texte ignominieux d'une banderole...


Cette semaine, le Ministère de l'Intérieur a dissous sept associations de supporteurs de football, dont cinq du seul club parisien. Je propose pour ma part une solution plus radicale : dissoudre le PSG et créer un nouveau club, différent, pour la région capitale.


Ce nouveau club repartirait avec un actionnariat renouvelé, recentré sur le projet sportif. Fini les fonds de pension américains ! On mettrait autour de la table les collectivités, Ville de Paris, Ville de Saint-Denis et Région Ile-de-France en tête. Pour le reste, l'actionnariat serait partagé entre des entreprises françaises intéressées à une forte image de la Région capitale et de Paris, et entre les particuliers, sur le modèle espagnol des "socios" qui fait le succès des clubs ibériques, à commencer par le Barça, et crée un lien d'amour entre les gens et le club. Cet actionnariat populaire serait bien plus puissant que les associations de supporteurs et les fans du club pourraient peser sur son devenir autrement mieux et plus qu'en agitant des banderoles en tribune, en sifflant les joueurs et en brûlant des voitures.

Ce club serait ouvertement celui de toute la Région capitale, il pourrait s'appeler d'ailleurs le "RCFC" pour "Région Capitale Football Club". Il prendrait de nouvelles couleurs, associant les couleurs traditionnelles de l'Ile-de-France, l'or et l'azur, en lieu et place des seules couleurs de la Ville de Paris. Parisien, le club le resterait, avec un siège social installé dans la capitale et en continuant à jouer tous ces matchs de coupe au Parc des Princes (le Stade de France étant le lieu "neutre" des finales de coupes). Par contre, francilien, il le deviendrait franchement en s'installant au Stade de France pour le championnat et les compétitions européennes. Chaque match serait l'occasion d'un grand spectacle, un peu sur le modèle de ce que fait le Stade Français quand il joue à Saint-Denis. Un nouveau centre d'entraînement ultra moderne serait construit pour remplacer le Camp des Loges. Comprenez-moi bien : ce nouveau club ne devra pas être un PSG-bis, mais une nouvelle histoire sportive, associant et entraînant dans un nouvel enthousiasme tous les fans de foot de la région parisienne.


stade-de-france.jpg On referait une très grande équipe. Paris et sa région méritent un grand club de foot. Des soirs de grands matchs qui enfièvrent. Des victoires qui marquent durablement la mémoire des gamins. C'est bien de battre Quevilly pour jouer une finale de coupe de France. Demain, je veux que Manchester, le Real ou l'Inter aient peur en venant jouer à Paris. Aujourd'hui, aucun de ces clubs ne se souvient même qu'il y ait une équipe à Paris... Les meneurs de l'équipe ne seraient pas des trentenaires bien sonnés en fin de carrière, mais des joueurs au sommet de leur art, un nouveau Weah, un  nouveau Rai, un nouveau Lama !


Si l'on crée ce club, si les acteurs franciliens ont la volonté d'aller au bout de ce projet, je veux bien en être le premier président. Et, comme je ne connais rien aux coulisses du foot et à la gestion d'un grand club, je nommerai immédiatement un président délégué. J'espère que quelqu'un comme Bernard Tapie accepterait le poste...


...


Bon, en attendant, ce soir, il y a la finale de la Coupe de France. Mon RCFC n'existe que dans mon cerveau enfiévré. Alors.. aller PSG !!!



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 12:31

Mauvaise nouvelle : le gouvernement s'apprête à tuer les carnavals en France... En effet, une loi va bientôt interdire de cacher son visage sur la voie publique. Bien sûr, cette loi vise le niqab et la burqa. Mais, par ricochet, elle va ouvrir la porte à toutes les fenêtres :

- les carnavaliers ne pourront plus porter de masques, ni de maquillages intégraux, ça va quand même sacrément changer l'ambiance dans les défilés ! Et cela sera vrai également pour les grands défilés type gaypride and co...

- les policiers et gendarmes des brigades spéciales (GIGN, GIPN, RAID...) ne pourront plus intervenir avec leur cagoule. Et pourtant, chacun sait que cet anonymat est une des conditions de leur sécurité et de celle de leur famille ! Ahlala, mais que fait Brice ?

- les supporteurs de sport, également, seront touchés : finis les couleurs nationales ou celle de son club peintes sur le visage ! Contraire à la loi ! Aller, hop, au poste les supporteurs ! Et pendant ce temps-là, les casseurs en casquette seront peinards pour saccager les abords des stades...

- L'hôpital ! On en parle pas assez de l'hôpital ! Pourtant, c'est un espace public. Donc... fini les masques chirurgicaux dans les blocs opératoires ! Interdits par la loi ! Ranafout' de la sécurité sanitaire, c'est la LOI, c'est le Président de la République qui l'a décidé !

- Et Roselyne, qu'est-ce qu'elle va en faire maintenant de ses millions de masques inutilisés lors de la dramatique et pandémiquement mortelle épidémie de la grippe A ? (tu te souviens qu'il y a eu un truc qui s'appelait la grippe A ?)

Ahlala !... Ils réfléchissent jamais, au gouvernement ? Pour que la loi soit applicable, il faudra y annexer une liste d'exceptions tellement longue que, quoi qu'on en pense, on en reviendra forcément à une loi stigmatisante. Et, au nom d'un but légitime, on aura monté une monstruosité juridique contre-productive socialement et déchainé inutilement des passions dans un pays qui gagnerait franchement à en faire l'économie et à travailler sur les sujets importants (au hasard : les retraites, l'emploi, la vieillesse, l'école, le climat...) (des détails quoi !)

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les explorateurs

Locations of visitors to this page
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés