Partager l'article ! Il faut virer la scripte... et autres réflexions: D'abord quelques trucs en vrac, ensuite une réflexion... Preum's : j'ai gagné 18 euro ...
(Le monde de Tonton Raoul)
D'abord quelques trucs en vrac, ensuite une réflexion...
Preum's : j'ai gagné 18 euros au Loto foot, pour une mise de 4 euros... Eheheheh ! Dire que si PSG avait battu Marseille, comme d'habitude (oups !), j'aurai empoché beaucoup plus... Dans cette
histoire, deux personnes sont quand même reparties avec 1,5 millions d'euros chacune, de quoi combler quelques rêves pour soi et ses proches...
Deuz' : j'ai retrouvé mon collègue, de retour de vacances ce matin et vraiment c'est bien. Je peux moins passer de temps à bavasser au téléphone, mais au moins, je ne suis plus seul au bureau
toute la journée, avec mon PC et mes tableaux Excel pour seuls compagnons. Ce matin, vraiment, j'ai eu le sentiment que c'était la rentrée.
Troiz' : la nuit dernière, je me suis réveillé plusieurs fois et, pendant une de ces périodes d'éveil, j'ai eu une super idée pour mon roman. Puis je me suis rendormi dessus et je suis incapable
de me souvenir de quoi il s'agissait... J'enrage !!!!
Quatro'z : ma Puce veut que je lui apporte des livres... J'en ai sélectionnés plusieurs dans ma bibliothèque, à voir ceux qu'elle préférera. Juste pour la faire saliver, je les cite ici : ...
NAN, J'DECONNE !!! Elle verra bien ! (et vous aussi, aimables lecteurs)
Voilà pour les trucs, maintenant le machin :
Hier soir, j'ai regardé (une fois de plus) le
Cinquième élément, de Luc Besson. Vous connaissez bien sûr le pitche : le mal absolu approche de la terre pour détruire la vie (les chocottes à donf !). Heureusement, des
gentilles crétures en métal (les Mondoshawan) possèdent l'arme absolue pour détruire le mal, l'être parfait (normal, c'est Milla Jovoviche) et nous on a Bruce Willis, le sauveur du monde breveté
d'Etat, pour l'épauler.
Au-delà de ça, j'ai compris hier soir pourquoi j'accroche tant à ce film : la vision du monde qui promeut Besson est poétique. Je m'explique : le monde présenté est ultra-procédurier et policier,
le contraire absolu de la poésie. Et ce monde est impotent face au mal : si on ne devait compter que sur lui, on serait mort et le mal a gagné. Le cynisme aussi existe : il est incarné par le
méchant Zorg, qui licencie à tour de bras. Lui ne cherche même pas à combattre le mal : il le sert, sans se douter qu'il sera emporté dans la mort comme tous les autres...
Ne restent que les représentants du versant poétique du monde. Ils sont un peu godiches (le jeune moine), sarcastique parfois (Bruce), ils sont décalés (Milla et ses cheveux oranges, parce
qu'elle le vaut bien), ils tranchent avec le monde ordonné (l'animateur de radio exubérant) ou ultra-technologisé (le prêtre). Ils sont poétiques, à l'image de la Cantatrice, créature bleue
majestueuse à al voix céleste... La poétique est création et donc elle apporte du désordre ! Comme des enfants débarquant dans une maison habitée que par des adultes. La poésie, c'est l'enfance
de l'humanité. Nous avons été poètes avant d'être sages et raisonnables... C'est à quinze ans, dix-sept ans, vingt ans qu'on vit ses plus grands émois et ses plus grandes révoltes. Tout comme
Liloo (Milla en langue mondoshawan simplifiée) : elle est pure et innocente et, bien qu'elle soit une super super-warrior dotée de facultés inouïes, ce qui la fait vivre, ce qui lui donne l'envie
de se battre ou pas, plus que les ordres, plus que son devoir, ce sont ses émotions et ses sentiments. Liloo n'accepte de sauver ce monde si déshumanisé que par amour, sauver la vie pour sauver
l'amour, ce truc qui semblait pourtant ne presque plus exister dans le monde : la femme de Bruce s'était barrée, les seules "scènes d'amour" du film concernent des hôtesses de l'air sautées à la
va-vite par la star de la radio (où est l'amour dans tout ça ?).
C'est l'instant de grâce de ce film : pour sauver le monde, Bruce doit reconnaître qu'il aime Liloo. La pesanteur du monde est vaincue et la puissance poétique des sentiments l'emporte, sauve le
monde, détruit le mal et donne un sens à la vie de Bruce et de Liloo...
Ah... Un détail pourtant... Au début, un des Mondoshawan se fait coincer et en partie broyer dans un temple en Egypte, là-même où a lieu 300 ans plus tard la
scène finale de la destruction du mal. Or, à la fin, pas de trace du Mondoshawan, pas le moindre écrou qui traîne, rien... On conserve des épées gauloises de -500 avant J.C., des monnaies
frappées à l'époque des empereurs romains, mais, dans un lieu clos, à l'abri de la lumière, du vent et de l'humidité, le métal recouvrant une créature détentrice de la plus aboutie des
technologies ne tiendrait pas trois siècles !!! Mais que fait la scripte ? :))))))
Paroles d'explorateurs