Jeudi 13 septembre 2007
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Dans la chanson, le beau capitaine trouble pour longtemps le cœur de la jeune Manon, juste comme ça, presque par habitude… « En prenant son verre, auprès d’elle il se penche /
lui glisse à l’oreille en lui frôlant la hanche / "tu es bien jolie" dans un divin sourire / tournent les violons… »
Dans la chanson, « une fille aime un garçon dans une voiture volée ». Ils sont traqués par des hommes en blanc, ils se cachent, se tapissent dans l’ombre, leurs vêtements
sont sombres. Car, « ce soir c’est l’amante d’un garçon recherché. »
Dans la chanson, « il y a neuf millions de vélos à Pékin, c’est un fait, c’est incontestable, comme le fait que je t’aimerai toute ma vie. »
Dans la chanson,
« on n’écrit pas sur ceux qu’on aime, pas de chanson d’amour quand on en a. » Et voilà pourquoi l’artiste ne parle pas de son amour. Qu’il se rassure…
Dans la chanson, des gens se révèlent à l’être aimée, des gens se quittent, des gens se pleurent, des gens s’étreignent, des gens se déclarent,
des gens louent la beauté et le rire et l’alouette et la puissance des sentiments. Dans la chanson, des gens se disent prêts à mourir d’amour, ils sont des affamés d’amour, je t’en supplie :
« ne me quitte pas. »
Dans la chanson, avec des mots très simples, nos cœurs sont aspirés dans un tourbillon de paroles d’amour, de gestes d’amour, de rêves d’amour,
de regrets d’amour.
Voilà pourquoi j’aime les chansons : elles sont traversées par la puissance des sentiments et le grand vertige de l’amour.
Puissent nos vies être toujours des chansons…
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