Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 11:16
 
 

Depuis la nuit des temps, on constate que la conquête du pouvoir éloigne les hommes de leurs foyers et les accapare jusqu’à prendre tout le temps de leur vie. [quel philosophe ce Raoul !]

Je vous rassure, je n’en suis pas là ! D’autant plus que je n’ambitionne pas de "prendre le pouvoir" au mois de mars ! Pourtant, c’est vrai, ça occupe bien, de monter un projet municipal ! Rien que cette semaine, quatre réunions ! [quel homme d’action ce Raoul !] Et encore, je fais attention à ne pas m’engager dans toutes les actions que nous menons… C’est sympa en fait, on réfléchit sur ce qu’on veut faire de notre ville, comment on peut le faire. Ça nous oblige à nous poser des questions sur : quelle vision avons-nous de notre ville dans 15 ans ? Que veut-on en faire ? Une ville d’agrément ou une ville d’ambition ? Comment panacher et concilier les deux intelligemment ? Que souhaitent nos concitoyens ? [quel démocrate ce Raoul !]

L'impact immédiat de tout ça, c’est que j’habite plus au café qui nous sert de repère que chez moi ! Et que Raoul est de moins en moins présent sur son blog… [quel lâcheur ce Raoul !]

Côté vie normale, les choses se précisent. Des petits week-ends ici ou là sont en train de voir le jour, d’autres sont en projet. Nous nous sommes lancés dans un grand projet de faire venir nos anciens collègues parisiens chez nous en avril et, pour l’instant, ils répondent plutôt présents ! Tonton Raoul, tour opérateur ? On a plein d’idées. On a déjà repéré deux gîtes susceptibles de nous accueillir, on a des idées de ballades, d’animations, de visites… C’est rigolo de faire ça, aussi ! [quel talent ce Raoul !]

Côté vie normale, il y a un réveil confirmé, un Raoul en sueur tous les matins sur son vélo. J’aime vraiment ce moment. J’en ressens le bienfait toute la journée ensuite, c’est physique et ça déteint sur le reste. [quel athlète ce Raoul !] J’aime particulièrement le moment où la sueur sourd sur la peau, cette sensation que quelque chose se passe, que le corps réagit et participe à l’opération "Raoul on the top" ! J’aime quand je sens enfin les gouttes couler dans le cou ou sur le torse, je ressens à ce moment-là plus qu’à tout autre la satisfaction que c’est utile et je sais alors que la journée sera bonne. Bien sûr, tout cela se passe en appart’, je ne gravis aucun col, je ne traverse aucun paysage. Les paysages sont dans ma tête tandis que le mouvement des cuisses et des jambes devient automatiques, qu’il cesse peu à peu d’être contrôlé. Les paysages sont dans ma tête et, souvent, ces paysages sont des visages. [quel poète ce Raoul !]

J’ai inventé le médaillon du XXI° siècle. Vous savez ? Il y a un ou deux siècles, nos aïeux portaient autour du cou des médaillons, parfois finement ciselés, avec dedans la photo de l’être aimé, femme, enfants, fiancée, maîtresse… Et bien moi, j’ai un médaillon moderne. Je m’explique : à Vittel, plutôt que de recevoir un gros dossier du participant, les congressistes recevaient en arrivant une clé USB avec les documents dessus et des PC étaient disponibles sur place pour télécharger d’autres fichiers nous intéressant, présentation de telle ou telle expérience, de tel ou tel projet… Outre que l’idée était excellente, la réalisation en a été soignée : le revêtement de la clé USB est en bois et un cordon permet de la porter autour du cou. En rentrant, j’ai chargé les fichiers sur mon ordinateur et je les ai remplacés sur ma clé par les photos des gens que j’aime ! [quel malin ce Raoul !] Et maintenant, je l’ai toujours autour du cou ! [quel romantique ce Raoul !]

Côté vie normale toujours, il y a un retour de Vittel qui n’est pas achevé. Il a suffi hier qu’elle appelle au bureau (pour le boulot) pour que je le réalise. C’est moi qui ai décroché (et oui, je suis standardiste dans cette entreprise !) et je me suis trouvé tout bêta, ne sachant pas sur quel ton lui parler, alors qu’il suffisait d’être soi-même [quel timide ce Raoul !]. Rapha ma chérie, retiens bien ceci : dans le doute, sois toujours toi-même ! [quel coach ce Raoul !] J’ai abrégé, elle l’a ressenti... Et si rien n’était fini ? Si rien n’était scellé, ni d’un côté [quel tordu ce Raoul !] ni même de l’autre ? [quel rêveur ce Raoul !] Si j’avais malgré tout appelé quelque chose chez elle, là-bas à Vittel ? Si ça tournait aussi dans sa tête ? Si elle avait elle aussi envie que quelque chose continue ? (et pas forcément ce à quoi tu penses Billy !) (monte dans ta chambre !) (et ne réponds pas à ton oncle, s’il te plaît !) (bon d’accord, reste).
Bref, je n’en sais rien et je vais essayer d’être moins penaud la prochaine fois qu’elle appellera (p…. ! qu’est-ce qu’il attend pour sonner ce téléphone ?!!!). [quel homme déterminé ce Raoul !]


Côté vie normale, il y a qu’il faut que je me remette au boulot…

Alors @+, amici !

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