Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 17:20

Demain soir, les p’tits clous, je serai à Paris. J’ai rangé dans mon larfeuille les tickets de métro qu’il me restait : j’en ai des vieux (des violets, vous vous souvenez ?) et des nouveaux, achetés début janvier pour aller à Ivry. Je loge chez une copine (qui elle est à Londres) : un appart’ rien que pour moi avec connexion à Internet (Raoul te racontera sa folle vie parisienne) et, paraît-il, bières dans le frigo exprès pour moi ! Si ça, c’est pas de l’accueil ! 

Demain soir, je serai à Paname. Je me fonderai dans la foule et personne ne se rendra compte que je suis un plouc de province : je serai un pruneau clandestin. Je me plongerai dans la ville, dans ses places, ses cafés, ses avenues. Je retrouverai le charme des colonnes Maurice, des bons vieux bancs verts, la majesté des façades haussmanniennes, etc. Je sourirai en voyant les couloirs de bus, les axes rouges, les murets au milieu de la chaussée, les bouchons, les quais du métro bondés, eheheheh ! Je replongerai dans le cancer carboné de Paname et je n’en aurai cure : je me rappellerai pourquoi j’ai quitté Paris pour venir dans le Sud. Et je me dirai que j’ai bien fait. Il y a du bien-être dans la prunification ! 

Samedi, je serai à Versailles. Normalement, lecteur de mon cœur, si tu as bien suivi, tu dois commencer à bien l’avoir compris ! Château, jardins, Orangerie, Trianon, Hameau de la reine, etc. Du régal pour les yeux, les sens et l’intelligence ! Si tu es sage, Tonton Raoul te racontera. 

Samedi, je dîne chez un ami et je suis très heureux : je vais faire la connaissance de sa belle !

Dimanche, je déjeune avec deux vieux amis, on devrait bien rigoler. Avant, sans doute, je serai allé faire un tour au Louvre, mater Psyché, claquer la bise à Mona Lisa et serrer la paluche à la Venus (arfff ! non, ça c’est pas possible !).

Ensuite, je reprendrai le train pour rentrer chez moi. Parce que, j’ai beau avoir vécu dix fois plus de temps à Paris qu’ici (eh oui : 25 ans contre 2 ans et demi), chez moi maintenant, c’est ici. Ici est le seul endroit où je puisse dire : c’est chez moi. Pour beaucoup ici, je reste le Parisien installé depuis pas longtemps, même si tous reconnaissent que je me suis bien intégré. Mais il reste une différence à leurs yeux : je suis susceptible de repartir et, si cela se produit, je cesserai d’être d’ici. Eux non, même s’ils partent, ils resteront des icissiens (merci Djamel pour le terme) puisqu’ils sont nés là, ou bien leurs parents. Ce que j’ai à leur dire, c’est que moi aussi, maintenant, je suis un icissien. Parce que, si ce n’est pas le cas, alors, je ne suis plus nulle part chez moi : je suis un déraciné.

Voilà pour le programme. Me reste à savoir ce que je vais faire demain soir : une ultime case blanche dans mon agenda parisien ! Je vais peut-être trainer à la Bastille ou au Quartier Latin… Au milieu du monde, je me fonderai dans la masse. Je serai n’importe qui, invisible, anonyme. Je ne serai personne. Je les regarderai, je les observerai, je retiendrai des images et des ambiances et des regards pour mon roman. Le grand Saint-Gilles en repérage sur le terrain ! (si ça, c’est pas la classe !).

Alors, qu’il vienne, ce foutu week-end : je suis impatient !

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Les explorateurs

Locations of visitors to this page
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés