Partager l'article ! Celia Shelburn : "Tonton Raoul n'a pas voulu de moi !": Le Journaleux : Celia Shelburn, vous êtes apparue dans l'imaginaire ...
(Le monde de Tonton Raoul)
Le Journaleux : Celia Shelburn, vous êtes apparue dans l'imaginaire du cinéma grâce à Cédric Klapish, dans Les Poupées Russes, film pour lequel il vous a créée comme contrepoint à l'héroïne Wendy.
Celia Shelburn : Oui, j'ai hérité des traits de Lucy
Gordon, ce qui a été un grand honneur pour moi. Je dois la vie à ce film, mais c'est vrai que j'ai eu envie de recommencer, de réinvestir une histoire et d'y jouer un rôle.
LJ : C'est pour cela que vous avez contacté Tonton Raoul...
CS : Oui. I've been heard he was writing a book with a top model's character. J'ai voulu ce rôle.
LJ : Mais, cette fois-ci, c'était de la littérature, plus un film ?
CS : C'est vrai, you're right, The Journaleux, j'ai eu envie de me défaire de l'enveloppe charnelle de Lucy pour devenir moi-même, que chaque lecteur puisse m'imaginer avec son propre univers...
LJ : Ses propres fantasmes ?
CS : Oui ! Aussi ! (elle rit)
LJ : Mais Tonton Raoul n'a pas voulu travailler avec vous.
CS : Cela a été très dur pour moi, je voulais tellement faire partie de son roman ! Vous savez, j'ai eu la chance de lire le pitch, ce sera un chef d'œuvre ! Mais...
LJ : Mais ? Il vous a dit pourquoi ?
CS : Oui, il voulait une fille de l'Est, pas une Anglo-saxonne. Une fille plus blonde, mais avec une peau un peu plus tannée que la mienne. Une fille moins glamour mais plus authentique, moins distante aussi. Enfin, c'est ce qu'il m'a dit. Il a choisi Sorana Niculescu.
LJ : C'est une parfaite inconnue pour le grand public. La connaissiez-vous avant ?
CS : Non. Tonton l'a inventée et créée de toute pièce pour ce roman. Vous savez, c'est un auteur qui reprend rarement ses personnages antérieurs. S'il établit parfois des passerelles au sein de son œuvre, elles sont d'une autre nature.
LJ : Oui, c'est très intéressant. Mais revenons à Sorana ? D'où vient-elle ?
CS : Il faudra lui demander (elle sourit, c'est un sourire un peu triste). Ce que je sais, c'est qu'elle vient de Roumanie et qu'elle fait une très forte impression sur les hommes. Elle vit à Paris, seule, après avoir réussi à percer dans le métier de top-modèle. Elle est célèbre, elle est riche, elle a tout pour elle. Mais on va s'apercevoir que ce bonheur de façade n'est en réalité pas si parfait...
LJ : Celia, vous nous faites saliver ! Vivement que nous l'ayons enfin entre les mains, ce roman ! C'était Le Journaleux, en direct de Londres, avec Celia Shelburn. A vous les studios.
Paroles d'explorateurs