Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 12:42
Dans le peuple des villes, absorbé par la foule
Chahuté, grignoté, emporté par la houle
Si tu me cherches, alors observe la photo
Je suis reconnaissable, je suis l'homme au chapeau

Mais j'irai voir la mer, n'en déplaise aux censeurs
Gavés de bien-pensance qui voudraient que je pleure
Les noyés de Vendée, les morts de Santiago
Sur la plage, vois-moi bien : je suis l'homme au chapeau

Ils ont bon dos les sinistrés ! Flagellons-nous !
Puis assumons tous les fléaux ! Vivant, tombe à genoux
Dans l'instant ! Et expie...                      
                                     Désolé Amigo :
Sous le soleil enfin, je suis l'homme au chapeau



Explication de texte : le poème ci-dessus n'a pas pour objet de manquer de respect aux victimes des récentes catastrophes naturelles d'Haïti, du Chili ou de France, mais de réagir à une réflexion détestable et franchement injuste reçue par moi sur Facebook. J'avais marqué comme statut (la petite phrase qui apparaît à côté de ton nom et est sensée traduire ton humeur ou ton actualité du moment) : "j'irai bien voir la mer... Rien de bien méchant en cette fin d'hiver, avec le retour du soleil et dans une période pleine de soucis, certes purement matériels, mais quand même. C'était en début de semaine. Et voilà que je reçois le commentaire suivant : "pourquoi ? tu te sens une âme de voyeur ?". Franchement, les bras m'en sont tombés ! Comme ça tombait quelques jours après que je me sois fait traiter de blaireau par un inconnu ici-même, ça faisait beaucoup ! Alors, un bon petit coup de gueule, ça soulage. En alexandrins, c'est encore mieux ! Non ?

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